Le PS critique vivement Nicolas Sarkozy, "Premier ministre réel"

lundi 3 avril 2006, 13h34

Le PS critique vivement Nicolas Sarkozy, "Premier ministre réel"

NICOLAS SARKOZY DANS LA LIGNE DE MIRE DU PS
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PARIS (Reuters) - Le porte-parole du Parti socialiste a vivement critiqué Nicolas Sarkozy, "Premier ministre réel" manoeuvrant pour "essayer de faire croire qu'il est le sauveur" de la majorité, engluée dans la crise du contrat première embauche.

"Tous ceux qui sont attachés au fonctionnement démocratique de nos institutions ne peuvent qu'être scandalisés par ce qui vient de se passer. C'est quasiment une prise de pouvoir d'un homme seul sur l'ensemble des institutions", a dénoncé Julien Dray lors d'une conférence de presse au siège du PS.

"Nous avons désormais un Premier ministre virtuel et Premier ministre réel. Visiblement, on a maintenu Dominique de Villepin en place mais on l'a dépossédé de toutes ses possibilités d'action. Et puis, il y a le président d'un parti dont on ne sait plus bien qui il est, quel est son rôle mais qui semble avoir tous les pouvoirs", a estimé le député de l'Essonne.

"Nous demandons que ce cirque arrête. La France n'est pas un jeu privé (...) Lorsqu'on n'est pas en capacité de la gouverner, on en tire les conséquences mais on ne se livre pas à cette caricature à laquelle nous sommes confrontés qui humilie notre pays sur la scène internationale et qui méprise le peuple français", a-t-il poursuivi sur un ton extrêmement ferme.

A ses yeux, Nicolas Sarkozy "fait de la communication dans le dos" des partenaires sociaux.

"Les syndicalistes sont contactés en privé et dans la minute qui suit on annonce qu'ils ont été joints pas téléphone c'est tout juste si on ne met pas le haut-parleur pour faire savoir les propos qui ont été tenus. Mais où on est? Pour qui se prend-il? Il faut qu'il se calme", s'est-il emporté.

De plus, "c'est le type qui négocie qui est chargé de compter le nombre de manifestants (...) c'est comme si on demandait à un pâtissier de lutter contre le diabète", a-t-il raillé à la veille d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations anti-CPE.

Mardi, le PS souhaite que la mobilisation soit "la plus forte possible" mais se garde de vouloir "prendre la direction des opérations".

"Nous voulons dire à l'ensemble des salariés de ce pays : il faut mettre le dernier coup d'épaule, le dernier coup de boutoir. La victoire est désormais possible", a assuré Julien Dray.

"Il faut être encore plus présent dans la rue mardi pour que les choses soient claires mardi soir et qu'il n'y ait qu'une seule solution à la crise, c'est le retrait du CPE", a-t-il dit.

Par gery, 03 avril 2006 14:12 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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