Au bord de la Sarkoverdose ? Avec un agenda savamment surchargé et adapté en permanence, Nicolas Sarkozy a mis en place une stratégie destinée à asphyxier les médias.
Les franchises médicales applicables dès le 1er janvier 2008 : «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux»
Au total, le projet de loi, débattu à l’automne au Parlement, prévoit environ 2 milliards de recettes nouvelles en 2008 pour la Sécurité sociale. Une taxation anticipée sur les dividendes devrait ainsi rapporter 1,3 milliard, dont 870 millions pour le régime général (salariés).
Les médecins vont, eux aussi, devoir redoubler d’efforts en limitant, sur la base d’objectifs individuels, les prescriptions d’arrêts de travail et de médicaments, et en favorisant la prévention. Une «expérimentation» de modes de rémunération alternatifs (forfaits, etc.) au paiement à l’acte va être menée sur cinq ans.
Praticiens et assurance maladie vont en outre entamer des discussions visant à «limiter l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux», dans le Sud de la France et les grandes villes. Les internes en médecine menacent déjà de faire grève sur ce point.
Les hôpitaux vont, eux, voir leur mode de financement intégralement financés en fonction de leur activité, ce qui fait craindre «un tri» des patients à certains syndicats.
Pour favoriser l’emploi des seniors, le gouvernement a par ailleurs décidé une augmentation de la contribution sur les préretraites d’entreprises, qui passera de 24,15% à 50% et rapportera 80 millions. De même, une «contribution» sur les indemnités de mise à la retraite d’office avant 65 ans par l’employeur devrait rapporter 300 millions d’euros.
Enfin, le montant de l’aide à la garde d’enfant par une assistante maternelle est revalorisée de 50 euros, pour atteindre 425 euros par mois, pour les familles les plus défavorisées.
Pascal Terrasse, chargé de la santé au Parti socialiste, a accusé Nicolas Sarkozy de «démanteler le modèle de protection sociale » français, en l’orientant vers un «système individualisé à l’anglo-saxonne». «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux», s’alarme le PS.
Retraite, travail, syndicats: la douche froide de Sarkozy par Julie Joly
Le président de la République s'exprimait ce mardi devant les journalistes de l'information sociale, leur détaillant une liste de réformes tous azimuts, de la retraite au contrat de travail en passant par le rôle des syndicats, qui a provoqué, dans la salle, des réactions stupéfaites. Ambiance. ls sont restés un petit moment... sans voix. A 14h30 ce mardi, l'ensemble des syndicats de salariés avaient dépêché leurs principaux négociateurs dans la salle Clémenceau du Palais du Luxembourg pour y entendre, en direct, le discours du président Sarkozy, prononcé à l'occasion du 40e anniversaire de l'Ajis, l'Association des journalistes de l'information sociale. Les têtes de liste des organisations n'avaient pas fait le déplacement, mais leurs représentants n'ont pas eu à regretter le voyage. Dans cette salle de conférence sans fenêtre située en sous-sol, les sénateurs, Jean-Pierre Raffarin en tête, lorgnaient la scène du balcon. Sous leurs pieds, aux premiers rangs, une brochette de ministres et de secrétaires d'Etat, de Xavier Bertrand à Martin Hirsch en passant par Roselyne Bachelot et Eric Woerth. Disséminés dans l'assistance, les syndicalistes, fébriles. source l'express.fr par Julie Joly
"De qui se moque-t-on?"
Tous s'attendaient, bien sûr, à ce que soient évoqués les dossiers qui fâchent, à commencer par celui des régimes spéciaux. Ils ont été servis au-delà de leurs espérances. D'entrée de jeux, Nicolas Sarkozy a donné le ton, fustigeant les "jeux de rôle": "Le dialogue social ne doit pas être un alibi à l'inaction", a-t-il lancé. Blanc dans la salle. Contre une organisation sociale qui "produit plus d'injustices que de justice", il propose alors un "nouveau contrat social", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances". Jusque là, rien de très nouveau, mais les choses se compliquent pour les syndicats dans la suite du discours. Avec le triple constat du président. D'abord: "Notre système social n'est pas tenable financièrement, il décourage le travail et n'assure pas l'égalité des chances". En clair, "les représentants de salariés ne servent à rien", traduit, dépité, un délégué.
Sur les réformes à mener d'urgence, ensuite: du contrat de travail à l'emploi des seniors en passant par les retraites, l'assurance maladie, le financement des hôpitaux, les 35 heures, l'assurance chômage, les fraudes, tout, ou presque, y passe. "En voulant tout faire en même temps, le gouvernement mélange les priorités et balade tout le monde dans le brouillard!" s'insurge une voisine. Sur le rôle du fameux "dialogue social", enfin: Sarkozy appelle les partenaires sociaux à négocier sur tous les sujets, mais "vite" et avec des "résultats". "Au rythme auquel veut avancer le gouvernement, si on a le temps de réfléchir, c'est déjà bien", enchérit un autre.
Nicolas Sarkozy demande une mise à plat "rapide" des règles de représentativité et du financement des syndicats. Frémissement dans l'assistance. "On nous accuse de tout, de ne servir à rien, de profiter du système et on nous promet d'écouter la voix des salariés! De qui se moque-t-on?" s'emporte, en coulisses, un vieux de la vieille. Fin du discours, standing ovation et applaudissements fournis des premiers rangs. La salle se vide dans le sillage de son invité, aussi vite qu'elle s'était remplie.
Le Conseil Général accorde une subvention à Monsieur le Maire de Corbie Alain BABAUT
Extrait du 10 septembre 2007de la lettre d'Isabelle DEMAISON Conseillère générale du canton de Corbie pour information
"Monsieur le Maire,
Dans le cadre de l'aide apportée à la réalisation des documents d'urbanisme des communes, je vous informe que la Commission Permanente du Conseil Général réunie ce jour a décidé de vous accorder une subvention d'un montant de 7 500 € pour la révision du Plan d'Occupation des Sols et l'élaboration d'un Plan Local d'Urbanisme
N'hésitez pas à me contacter pour des informations complémentaires.
Vous souhaitant bonne réception de la présente, recevez , Monsieur le Maire l'expression de mes salutations distinguées"
Immigration: Brice Hortefeux attendu de pied ferme à l'Assemblée.Doit-on autoriser les tests ADN dans les conditions du regroupement familial?
PARIS - Haro sur l'immigration "subie": les députés reprennent mardi leurs travaux avec l'examen du sulfureux projet de loi Hortefeux, qui durcit encore les conditions du regroupement familial et pourrait autoriser dans ce cas des tests ADN. Vent debout, gauche et associations dénoncent un signal aux électeurs d'extrême droite.
Un amendement UMP adopté mercredi par la commission des Lois de l'Assemblée autorise une personne voulant bénéficier du regroupement familial à recourir à un test ADN pour prouver son lien de parenté en cas de doute sur ses documents d'état-civil. L'examen serait volontaire et "à ses frais". Motif avancé par Thierry Mariani, auteur de l'amendement et rapporteur du projet de loi: accélérer le traitement des dossiers délicats.
Il s'agit "d'humilier les personnes, de les empêcher de venir rejoindre leur famille!", a riposté François Hollande (PS), tandis que Marie-George Buffet (PCF) dénonçait des "fichiers génétiques pour les étrangers". Le collectif d'associations UCIJ (Uni-e-s contre l'immigration jetable) appelle à manifester mardi à 18h près de l'Assemblée. "Seul un magistrat peut ordonner le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation", a rappelé la LDH.
Mais voilà, "l'amendement ADN" embarrasse jusque dans la majorité. "Ça me heurte en tant que fille d'immigrés" car "ça jette l'opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous", a lâché dimanche la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara. Ces tests, censés être pratiqués dans le pays d'origine du demandeur, risquent d'être "inapplicables", a relevé le député UMP François Goulard. Le propre rapport de Thierry Mariani sur le projet de loi rappelle qu'un test de paternité coûte près de 300 euros.
"Aucun sujet ne doit être tabou", a voulu calmer jeudi le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux, soulignant que 11 pays européens appliquent déjà de tels tests. "Quel est le problème?", a relativisé Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait de Hongrie, selon "Le Monde" daté de dimanche lundi.
Au-delà de cet amendement, la gauche et les associations ne décolèrent pas contre le projet Hortefeux, qui durcit encore les conditions du regroupement familial, qui ont déjà fait l'objet d'un tour de vis dans les lois Sarkozy sur l'immigration du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006. Une colère encore attisée par la réprimande adressée mercredi par Brice Hortefeux à 19 préfets n'ayant pas atteint leurs objectifs d'expulsions de sans-papiers.
L'ambition avouée de Nicolas Sarkozy, chantre de l'immigration "choisie": porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. Or, selon Brice Hortefeux, sur 185.000 titres de séjour délivrés en 2005, 94.500 l'ont été pour des motifs familiaux, contre 13.000 pour des motifs économiques.
Concrètement, le texte impose à une personne souhaitant faire venir ses proches de justifier de revenus allant de 1 à 1,2 SMIC hors allocations (de 1.280 à 1.530 euros brut). En 2003 et 2006, le Sénat avait repoussé des mesures similaires votées par les députés.
De plus, avant de venir en France, un candidat au regroupement familial devra se soumettre à un test linguistique et prouver sa connaissance des "valeurs" de la France. Au besoin, il sera tenu de suivre une formation de deux mois maximum dans son pays d'origine.
Les conjoints de Français déjà installés dans l'Hexagone seront, eux, contraints de repartir dans leur pays d'origine pour demander un visa, procédure qui prend souvent plusieurs mois. Les parents d'enfants ayant bénéficié du regroupement familial devront signer un nouveau "contrat d'accueil et d'intégration" familial. En cas de non-respect, leurs allocations familiales pourront être mises sous tutelle.
Enfin, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) sera placé sous la tutelle du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, et non plus de celle des Affaires étrangères.
Un "affichage politique très clair" en direction de l'électorat "qui a des difficultés avec les questions d'immigration", selon la députée guadeloupéenne George Pau-Langevin, porte-parole du PS dans ce débat.
SOURCE Par Nathalie Schuck AP
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