Après la «rigueur» de Lagarde, la «guerre» de Kouchner, le «Rafale» de Morin et la «faillite» de Fillon, un nouveau couac gouvernemental est à mettre à l’actif du duo exécutif, au sujet des prévisions de croissance.

Croissance: un couac de plus entre Sarkozy et Fillon Fillon table sur un taux de croissance de 2,2% l’an prochain, alors que Sarkozy espérait encore 2,5 à 3% jeudi.

François Fillon a annoncé tabler sur une croissance de 2,2% pour 2008 : «Nous avons révisé notre prévision de croissance pour préparer le budget de 2008. Il est aujourd'hui basé sur une prévision de croissance de l'ordre de 2,2%», a-t-il expliqué sur RTL. Le président Sarkozy tenait pourtant un propos sensiblement différent jeudi soir à la télévision : «Il faut une croissance entre 2,5% et 3% pour arriver au plein emploi. (…) Je me suis engagé sur ces objectifs», lançait Nicolas Sarkozy, assurant qu’il irait «chercher la croissance».

Des propos du chef de l’Etat qui avait surpris alors que le FMI (Fond monétaire international) table sur un taux de croissance de 2,3% pour le pays en 2008, que l’Union européenne a rabaissé sa prévision de 2,4% à 1,9% et l’OCDE à 1,8%…

Mais à l’heure où le gouvernement doit dévoiler mercredi en conseil des ministres le projet de loi de finances pour l'an prochain, le volontarisme sarkozyste doit aujourd’hui faire face à un élément incontournable : le principe de réalité.

Par François VIGNAL LIBERATION.FR

Par gery, 25 septembre 2007 14:31 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Au bord de la Sarkoverdose ? Avec un agenda savamment surchargé et adapté en permanence, Nicolas Sarkozy a mis en place une stratégie destinée à asphyxier les médias.

Les coulisses du Sarkoshow du vendredi 21 septembre 2007
Au bord de la Sarkoverdose ? le chef de l’Etat s’est invité en prime time dans les JT des deux principales chaînes de télévision, depuis son bureau de l’Elysée, pour assurer le service après-vente de ses deux discours de la semaine sur le social et la fonction publique. Comme chaque semaine, il est aussi à la une de plusieurs magazines. Tourne en boucle sur les radios et télé d’info en continu. Et sa photo s’étale partout en France sur des affiches et les murs des kiosques. Quand ce n’est pas lui, son épouse Cécilia prend le relais : tout l’été, elle a fait la couverture des magazines et celle de l’Express la semaine dernière. Depuis le début de la semaine, Libération a consacré trois unes d’affilée à Sarkozy, dont celle-ci, pour évoquer la manière dont l’omniprésident asphyxie les médias en leur imposant son agenda, la clé de voûte du succès de sa communication.
Bouger.  Dévoilé chaque semaine lors d’une conférence de presse à l’américaine par le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, mis en œuvre par son chef de cabinet, Cédric Goubet, cet agenda est l’objet de toutes les attentions du Président. Chaque matin, vers 8 h 30, «il réunit ses plus proches collaborateurs et donne des instructions politiques qui doivent être mises en musique dans son agenda officiel dans les jours à venir», raconte l’un d’eux. Bouger, occuper le terrain, se montrer à l’étranger (mais jamais trop longtemps), alterner les moments de solennité dans des cadres institutionnels et les rencontres avec de «vraies gens», se montrer dans les stades (il assistera ce soir au match de rugby France-Irlande) ou les usines, poser (en riant si possible) aux côtés des grands de ce monde, et ne surtout pas oublier les victimes ou des champions (il remettra la Légion d’honneur à Tony Parker le 28 septembre)…
En dépit des apparences, Nicolas Sarkozy exige qu’on lui ménage d’abondantes plages libres. Et il peut piquer de grosses rognes s’il les juge insuffisantes. Il dit que ces ­moments creux ont été décisifs pour lui durant sa campagne pourtant menée pied au plancher.
Au quotidien, de savants dosages sont opérés pour donner de la cohérence à l’ensemble. Tous les arbi­trages sont évidemment rendus par Nicolas Sarkozy, qui peut chambouler ce bel ordonnancement pour cause d’actualité.
Vers 9 h 30, l’équipe de presse et des déplacements présidentiels se réunit autour de David Martinon pour se répartir la besogne et effectuer les fameux «prépas» (les voyages préparatoires) destinés à mettre au point chaque détail de la mise en scène du déplacement présidentiel : trajet à pied depuis sa voiture, positionnement des caméras et des appareils photo, organisation des pools pour la presse, décors en arrière-plan, positionnement des barrières pour la foule…
«Rien».  Une association a lancé un appel pour «une journée nationale sans Sarkozy dans les médias» le 30 novembre, date anniversaire de l’annonce officielle de la candidature à la présidentielle de l’ex-ministre de l’Intérieur. «Pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir ce jour-là des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien s’il vous plaît», supplie Pierre Biloun, le sociologue qui préside l’association Rassemblement pour la démocratie à la télévision. Interrogé hier lors d’une conférence de presse sur la journée sans Sarkozy, Martinon, a répondu par une boutade : «A vous de voir si vous avez envie de vous censurer ce jour-là… ou de prendre une journée de congé supplémentaire.»
A plusieurs ministres, Sarkozy a récemment conseillé de pratiquer comme lui l’asphyxie médiatique : «Inondez les rédactions, bougez, démultipliez-vous.» Aux dernières nouvelles, personne ne lui a encore volé la vedette.
Par ANTOINE GUIRAL QUOTIDIEN

Par gery, 25 septembre 2007 14:25 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Les franchises médicales applicables dès le 1er janvier 2008 : «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux»

Outre la création de franchises, la taxation des préretraites sera doublée et les médecins devront faire des économies. Objectif: diminuer le déficit record de la Sécu.
Franchises médicales, taxation des préretraites, hôpitaux financés à l’activité: le gouvernement a présenté aujourd’hui son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008. Le PLFSS 2008, présenté par Roselyne Bachelot (Santé), Eric Woerth (Comptes publics) et Xavier Bertrand (Famille), vise un déficit réduit à 8,9 milliards d’euros l’année prochaine, au lieu de 12,7 milliards en l’absence de mesures correctrices. Pour cette année, la sécurité sociale atteint un déficit record de 11,7 milliards d’euros.
L’instauration très contestée de franchises médicales sur les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) sera «applicables au 1er janvier 2008». Ces franchises devraient à elle seule rapporter 850 millions. Elles seront consacrées au financement du plan Alzheimer et à la lutte contre le cancer, a promis Nicolas Sarkozy.

Au total, le projet de loi, débattu à l’automne au Parlement, prévoit environ 2 milliards de recettes nouvelles en 2008 pour la Sécurité sociale. Une taxation anticipée sur les dividendes devrait ainsi rapporter 1,3 milliard, dont 870 millions pour le régime général (salariés).

Les médecins vont, eux aussi, devoir redoubler d’efforts en limitant, sur la base d’objectifs individuels, les prescriptions d’arrêts de travail et de médicaments, et en favorisant la prévention. Une «expérimentation» de modes de rémunération alternatifs (forfaits, etc.) au paiement à l’acte va être menée sur cinq ans.

Praticiens et assurance maladie vont en outre entamer des discussions visant à «limiter l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux», dans le Sud de la France et les grandes villes. Les internes en médecine menacent déjà de faire grève sur ce point.

Les hôpitaux vont, eux, voir leur mode de financement intégralement financés en fonction de leur activité, ce qui fait craindre «un tri» des patients à certains syndicats.

Pour favoriser l’emploi des seniors, le gouvernement a par ailleurs décidé une augmentation de la contribution sur les préretraites d’entreprises, qui passera de 24,15% à 50% et rapportera 80 millions. De même, une «contribution» sur les indemnités de mise à la retraite d’office avant 65 ans par l’employeur devrait rapporter 300 millions d’euros.

Enfin, le montant de l’aide à la garde d’enfant par une assistante maternelle est revalorisée de 50 euros, pour atteindre 425 euros par mois, pour les familles les plus défavorisées.

Pascal Terrasse, chargé de la santé au Parti socialiste, a accusé Nicolas Sarkozy de «démanteler le modèle de protection sociale » français, en l’orientant vers un «système individualisé à l’anglo-saxonne». «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux», s’alarme le PS.
Par Libération.fr (source AFP)

Par gery, 25 septembre 2007 14:07 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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