Les écoliers français "travaillent trop"selon Nicolas Sarkozy
Les écoliers n'auront plus cours le samedi matin à la rentrée 2008
PARIS (AFP) - Les élèves du primaire n'auront plus cours le samedi matin à partir de la rentrée 2008, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Education Xavier Darcos qui envisage de ne pas remplacer ces heures, sauf pour les élèves ayant de grandes difficultés scolaires."Dès la rentrée prochaine, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et j'espère qu'ensuite très vite nous pourrons étendre le dispositif au collège", a-t-il déclaré sur TF1, précisant que ce n'était pas encore "décidé" pour le collège.M. Darcos a expliqué que "les trois heures" ainsi libérées seraient dédiées "à ceux qui sont en échec scolaire" et rattrapées "dans l'emploi du temps de la semaine". Il n'a pas précisé à quel moment de la semaine, ni ce qu'il adviendrait des autres élèves.
A la question de savoir s'il s'agissait de passer à la semaine de quatre jours, M. Darcos s'est contenté de répondre que les écoliers français "travaillaient trop", rappelant que la moyenne européenne était de 800 heures par an, contre 936 en France. Il entend en discuter avec les représentants des syndicats et des familles.
"Ce que nous faisons, ce que le gouvernement propose, c'est ce que la plupart des pays font et je n'ai pas l'impression que les enfants soient particulièrement traumatisés", a-t-il insisté.
"Ajouter du temps scolaire pendant la semaine aux élèves les plus en difficulté, c'est un non-sens pédagogique", a réagi Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, à l'AFP. Selon lui, les enfants vont "perdre deux semaines et demi de cours par an".
Le ministre a souhaité par ailleurs que l'école puisse rester "ouverte" le samedi, en proposant des "activités de type culturel ou de type sportif" pour les élèves qui "se sentent livrés à eux-mêmes".
Le ministre avait fait part de sa décision au président de la FCPE (parents d'élèves) Faride Hamana, qui l'avait rendue publique dans la matinée jeudi.
"Attention, on se refusera à toute réduction du nombre d'heures", avait averti M. Hamana, se prononçant "contre la semaine de quatre jours" et lui préférant le transfert des heures du samedi au mercredi matin.
Question récurrente de la rentrée, l'aménagement de la semaine, avec ou sans samedi libre, ne fait pas consensus chez les acteurs de l'Ecole.
A la Peep, on assure que 50% des responsables sont "pour" et 50% "contre".
Les syndicats du primaire, le Snuipp-FSU et le SE-Unsa, dénoncent la méthode du ministre, réclamant, sur un sujet aussi "important", une concertation "avec toutes les parties".
80% des parents, 62% des élèves et 59% des enseignants sont "opposés" à ce qu'il y ait classe le samedi matin dans les écoles élémentaires, selon un sondage Opinion Way réalisé pour Le Petit Quotidien et Le Nouvel Observateur parus jeudi.
Les parents opposés au samedi plaident notamment pour une "vraie coupure", se plaignant également de ce que la classe du samedi "empêche de partir en week-end" ou donne à l'enfant "un rythme décalé par rapport au reste de la famille", selon ce sondage.
De leur côté, les enseignants mettent en avant un "fort absentéisme" et les problèmes spécifiques aux enfants de parents divorcés qui voient leur week-end rogné par la classe du samedi.
Certains parents au contraire soutiennent que cela permet une meilleure répartition du travail sur la semaine et sur l'année, et que la coupure du mercredi est bénéfique pour la santé et la concentration de l'enfant.
Dès la rentrée 2008, l’école le samedi c’est fini! Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos l’a fait savoir à la FCPE
Depuis le début du moi de septembre, Xavier Darcos indique vouloir aller vite pour faire bénéficier aux différentes parties d’un repos matinal le samedi, conscient que les cours du premier jour de week-end sont impopulaires. En effet un sondage réalisé pour Le Nouvel Observateur indique que 80 % des parents, 62 % des élèves et 59 % des enseignants sont opposés à la classe le samedi matin dans les écoles primaires.
Pour mettre quoi à la place ? Xavier Darcos n’a pour l’heure pas d’anti-sèche pour répondre à cette question. On évoque en haut lieu un raccourcissement des grandes vacances ou la semaine des quatre jours, mais toutes les pistes sont explorées.
Voyage en Chine de Ségolène Royal : Réponse de Me Jean-Pierre MIGNARD, Avocat à la Cour, à Lionel Jospin
mercredi 26 septembre 2007Voyage en Chine de Ségolène Royal : Réponse de Me Jean-Pierre MIGNARD, Avocat à la Cour, à Lionel Jospin
Dans son livre l’Impasse M. Lionel Jospin stigmatise « les propos de touriste » de Ségolène Royal lors de son voyage en Chine, qui aurait vanté les mérites de la justice chinoise.
Accompagnant, en qualité d’avocat de nombreux étudiants poursuivis après les évènements de la place Tien An Men, Ségolène Royal lors de ce voyage, et sur sa demande, je me dois d’apporter les précisions suivantes puisque cette mise en cause concerne directement ou indirectement tous ceux qui faisaient partie de sa délégation.
Ségolène Royal a dès ses premiers pas à l’aéroport de Pékin demandé aux autorités chinoises à rencontrer des détenus ou condamnés, dont trois journalistes et deux avocats, dont un dit « aux pieds nus ».
Elle m’a demandé, ainsi qu’à un parlementaire français de porter une lettre aux présidents de l’association des journalistes chinois et à l’association des avocats chinois pour les interroger sur le sort de ces professionnels dissidents réprimés. Nous avons accompli ensemble avec M. Bruno Le Roux député de Seine Saint Denis cette mission, en compagnie de M. Jean Luc Domenach, avec un relatif succès auprès de l’Association des journalistes et sans résultat apparent en direction de l’association des avocats.
Elle a remis copie de cette lettre à un représentant du comité central du PCC.
Plus tard elle a interrogé à maintes reprises le ministre du commerce extérieur en présence d’une nombreuse délégation sur l’avenir du Tibet et elle a protesté contre le refus du dialogue opposé au Dalai Lama.
Dans sa conférence de presse elle a notamment indiqué que si elle était élue Présidente de la République elle suspendrait la signature de la convention d’extradition franco chinoise à la ratification des instruments du Pacte relatif aux droits civils et politiques de 1966 de l’ONU par la Chine, ce que ce pays n’a toujours pas fait. Ceci en contradiction avec le choix du gouvernement français de l’époque. C’était évidemment cela l’information.
Ouvertement solidaire des démarches identiques effectuées par Mme Merkel, Ségolène Royal a fait informer les autorités allemandes de ce qu’elle avait entrepris durant ce voyage pour que dans l’avenir puissent se coordonner leurs démarches respectives.
La campagne lançée contre Ségolene Royal, suite à un de ses propos détaché de son contexte, l’a été, avec un talent consommé, par Mme Myriam Levy, journaliste au Figaro, devenue depuis membre du cabinet de M. François Fillon.
Voilà les faits et rien d’autre qui ressemble à une soumission quelconque de Mme Royal vis-à-vis de la justice chinoise.
Que 9 mois après M. Jospin se joigne à une contre information de nature aussi orientée et partiale, sans avoir même tenté d’en vérifier le bien fondé, est consternant. Qu’il puisse penser que les personnalités nombreuses qui accompagnaient Ségolène Royal, dont trois présidents de Région, auraient pu cautionner une quelconque complaisance vis-à-vis de l’arbitraire est tout simplement humiliant.
SOURCE http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve1831