Vincent Peillon estime que le débat sur le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial est quelque chose "d'essentiel" et non un "détail"

Peillon épingle à son tour "l'erreur" de Fillon sur le "détail"

08.10.07 | 10h27




PARIS (Reuters) - Vincent Peillon estime que le débat sur le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial est quelque chose "d'essentiel" et non un "détail" comme l'affirme le Premier ministre François Fillon.

 

Invité lundi sur LCI, le député européen socialiste a reproché à Nicolas Sarkozy et à sa majorité de jouer depuis longtemps "avec des choses dangereuses."

"Ce n'est pas un détail, c'est quelque chose d'essentiel. C'est comme si l'on disait 'la démocratie, les droits de l'homme, c'est un détail'. Là, je pense qu'il fait une erreur", explique-t-il.

"C'est vrai que François Fillon n'en est plus à une maladresse près depuis quelques temps", ajoute-t-il.

Plus largement, Vincent Peillon reproche au gouvernement d'imposer une nouvelle loi sur l'immigration "tous les ans."

"Cette majorité et depuis longtemps Nicolas Sarkozy jouent à des choses dangereuses et qui vont, non pas dans la restauration de l'identité nationale, mais dans son abaissement", avance-t-il.

Par gery, 08 octobre 2007 15:06 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Gilles Demailly a invité toutes les forces militantes de gauche à se mobiliser pour faire échec à la politique de De Robien en votant pour les candidats du Parti Socialiste, en Mars 2008.

Premier des socialistes: Gilles Demailly élu!
Avec 91,9% des exprimés, Gilles Demailly a été élu premier des socialistes dans la liste pour les municipales d'Amiens par les militants, hier soir, Salle Dewailly.
 
 A l'issu du vote, Gilles Demailly a tenu à rendre hommage aux candidats aux cantonales qui, le même soir, ont été désignés par les militants, soit:

Canton Amiens 8: Francis Lec
Suppl. Céline Bouziani

Canton Amiens 2: Philippe Boulafrad
Suppl. Marseille Cécile

Canton Amiens 1: Andasmas Farida
Suppl. Boujemaa Bourezma

Canton Picquigny: Jacques Pomart

Canton Amiens 3: Sarah Thuillier
Supp. Philippe Casier 

Gilles Demailly a invité toutes les forces militantes de gauche à se mobiliser pour faire échec à la politique de De Robien en votant pour les candidats du Parti Socialiste, en Mars 2008.
Le travail accompli est déjà considérable.
Le printemps du changement est en marche!

Par gery, 05 octobre 2007 00:38 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

«Un effort sur l’équilibre alimentaire doit être fait dans les cantines»



Les cantines des collèges et des lycées? «Bien, mais peut mieux faire», dit l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. L’Afssa rendait ce mercredi son rapport sur la restauration scolaire dans le second degré en France métropolitaine et dans les Dom-Tom. Objectif : vérifier l'application de la circulaire du 25 juin 2001, qui visait à améliorer le contenu des assiettes dans les self. Lionel Lafay, coordonnateur de l’étude, détaille pour «20 Minutes» les points positifs et négatifs.
 
Alors, les adolescents mangent-ils mieux qu’avant dans les cantines?

Sur le plan de la sécurité alimentaire, oui. Depuis 2001, les collèges et lycées ont veillé à respecter les mesures réglementaires en termes de conservation et de contamination. Le risque d’une intoxication alimentaire est vraiment minimisé.
 
Mais...

Un effort doit encore être fait sur l’équilibre alimentaire et nutritionnel. L’Afssa préconise ainsi de former à la nutrition les personnels affectés à la restauration scolaire. Ce sont souvent le gestionnaire de l’établissement et le chef cuisinier qui élaborent les menus. Or, ils n’ont pas forcément de connaissances dans ce domaine. Pas plus que le médecin ou l’infirmière scolaires qui vérifient ces menus une fois par mois.
 
Avez-vous constaté des aberrations en termes de menus?

Non, dans l’ensemble c’est correct. Mais le problème des selfs, c’est que les élèves choisissent ce qu’ils veulent. L’idéal serait de mettre en place plusieurs menus conseillés mais tout cela a un coût. Or, si les communes font un peu de la cantine la vitrine du conseil municipal, les départements et les régions ne sont pas encore vraiment penchés sur la question. Mais cela ne saurait tarder.
Propos recueillis par Catherine Fournier

Par gery, 04 octobre 2007 17:11 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(1) | Permalien | Rétroliens (0)

Nicolas Sarkozy = politique de débauchage qui vise à déstabiliser le Parti socialiste, ce n'est pas une politique d'ouverture

Réactions dans les couloirs de l'Assemblée mardi, jour d'ouverture de la session ordinaire, sur les spéculations quant à la poursuite par Nicolas Sarkozy de sa politique d'"ouverture" à gauche

- Elisabeth Guigou (PS): M. Sarkozy "a compris que c'était une façon de déstabiliser la gauche et il utilise ça. Je comprends tout à fait que des personnalités de gauche qui ne sont pas élues acceptent des missions ou des rapports (...) En revanche, je désapprouve complètement des entrées au gouvernement, parce que quand on est dans un gouvernement on est solidaire de tout ce qui se fait dans ce gouvernement".

- François Loncle (PS): "C'est une politique de débauchage qui vise à déstabiliser le Parti socialiste, ce n'est pas une politique d'ouverture. Et il y en a qui vont à la soupe. C'est une politique de confusion. Lorsqu'il y a une ouverture saine en démocratie, il faut qu'il y ait négociation, consensus. Ce n'est pas sain pour la démocratie".

- Interrogé sur le débat autour de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy, M. Montebourg a affirmé que le chef de l'Etat faisait "diversion" avec "un bric à brac politicien qui empêche de regarder les décisions politiques".

Par gery, 04 octobre 2007 16:21 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

EADS : le scandale est officiel, Lagardère et Breton épinglés, le gouvernement sur la défensive.Interpellé par les députés socialistes à l'Assemblée, le gouvernement a botté en touche, Christine Lagarde semblant défendre Thierry Breton.

Le rapport de l'Autorité des marchés financiers montre qu'à l'exception de Louis Gallois, 21 dirigeants d'EADS, Français ou Allemands, ont profité de leur position pour vendre au plus haut leurs actions de l'entreprise. Lagardère gagne du temps, Breton laisse ses proches monter au créneau, le gouvernement est embarrassé.

Cette fois-ci, l'Autorité des marchés financiers a « fait le job » qu'on attend d'elle : la note dont le quotidien Le Figaro s'est fait l'écho mercredi 3 octobre, met en cause l'ensemble de l'état-major d'EADS, à l'exception notable du Président d'EADS Louis Gallois. Elle jette aussi un regard cru sur le rôle de Thierry Breton, qui avait succédé à Nicolas Sarkozy à Bercy. La quasi-totalité de l'état-major d'EADS connaissait donc parfaitement dès le mois de mai 2005 l'existence de gros problèmes dans les usines du groupe, problèmes qui allaient entraîner un retard dans la mise au point de l'A380 et pénaliser l'exploitation et les profits de l'entreprise. Toutes ces belles âmes ont choisi de se servir dans la caisse en vendant leurs actions au moment où l'action EADS était au plus haut puisque les marchés et le public ne détenaient pas cette information sur les difficultés à venir. Total du butin : 90 millions d'euros ! En droit, cela s'appelle un délit d'initié, et cela amène ceux qui en sont convaincus au pénal avec le risque de peines de prison avec sursis. Au total, 1200 cadres seraient concernés ! mais l'AMF a choisi de concentrer ses tirs sur les plus hauts dirigeants.

L'extrait de la note interne à Bercy est, à elle seule, un énorme scandale dans le scandale :
« Nous avons conclu après cette réunion qu'EADS allait traverser une zone de turbulences et qu'en conséquence, il était opportun pour l'Etat de profiter de la valorisation du titre de l'époque qui n'intégrait que les nouvelles positives de l'exercice écoulé et de proposer au ministre une cession partielle de la participation de l'Etat. » Traduction pour le commun des mortels : l'Etat est ici invité à un actionnaire privé veillant à ses intérêts à court terme ! Le ton froid et anodin de la note exprime mieux qu'un long discours la profonde dégradation de l'esprit public et du sens de l'Etat : l'inspecteur des finances auteur de cette lettre n'a aucunement conscience qu'en suggérant au Ministre de vendre les participations de l'Etat, il risque de le mettre hors la loi. En l'occurrence, et c'est sans doute le clou de ce dossier, l'Etat pourrait bien être soupçonné d'avoir lui-même non pas commis un délit d'initié, mais laissé Lagardère et Daimler Bentz le faire. Plus grave : qui est-ce, si ce n'est Thierry Breton, alors Ministre des Finances, qui a ordonné à la Caisse des Dépots de racheter les actions de Lagardère dans EADS, comme l'a souligné Arnaud Montebourg à l'Assemblée ?

La défense des personnalités et des institutions mises en cause semble bien faible. Du côté de Lagardère, on cherche à gagner du temps en indiquant que la note se situe très en amont des conclusions d'une enquête qui n'est pas terminée. Le groupe Lagardère a indiqué par ailleurs dans un communiqué laconique qu'il avait « décidé d'introduire toutes les procédures judiciaires nécessaires pour obtenir réparation des dommages qu'il a subis. » De son côté, Dans un premier temps, Thierry Breton n'a pas réagi officiellement mais un de ses proches a déclaré au Monde « Nous n'avions aucun moyen de bloquer la vente de titres. C'est de l'anti-délit puisque l'Etat a toujours gardé ses titres, considérant qu'il s'agissait d'un actif stratégique et qu'il fallait au groupe un actionnaire de long terme. » Enfin, interpellé par les députés socialistes à l'Assemblée, le gouvernement a botté en touche, Christine Lagarde semblant défendre Thierry Breton. Dans la soirée, ce dernier a fini par s'exprimer, démentant que l'auteur de la note ou lui-même ait été au courant des difficultés de fabrication de l'A-380.

Que va-t-il se passer à présent ? On notera d'abord que la note de l'AMR ne fait que confirmer ce qui se disait depuis fort longtemps dans l'entourage de Sarkozy. Ce n'est pas pour rien que le président a semblé prendre ses distances avec celui qui l'appelle « son frère », notamment après que ce dernier ait été entendu le 28 mai, 9 heures durant, par les fins limiers de l'AMF. Quand à Thierry Breton, considéré par Sarkozy depuis le départ comme un pion de Chirac, on comprend que sa seule solution professionnelle ait été de retourner travailler dans le secteur privé, où, hélas, l'égoïsme, même quasi-frauduleux, n'est pas considéré comme un défaut…. C'est justement ce qui débloque dans le néolibéralisme : le refus de payer le travail par un salaire auquel les entreprises préfèrent substituer des stocks options aboutit à des comportements illicites et aberrant pour l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés et de ses petits actionnaires. Voilà qui peut faire exploser la machine. Même si aujourd'hui, la Bourse de Paris n'a pas chahuté le titre EADS, comme si le marché jugeait le comportement de ses dirigeants parfaitement normal. En revanche, le titre Lagardère a dévissé de 5% en une séance.

Il reste à deviner comment va réagir l'Etat-actionnaire au sein d'EADS : Nicolas Sarkozy a une occasion unique d'éloigner Arnaud Lagardère d'une entreprise et d'un secteur qui ne l'a jamais intéressé. Et de montrer que les discours vitupérant d'Henri Guaino contre les « patrons-voyous » durant la campagne valaient engagement présidentiel. Le problème va devenir de savoir si lesdits patrons-voyous sont l'exception ou la règle d'un système devenu fou.

Mercredi 03 Octobre 2007 - 12:59
Philippe Cohen
http://www.marianne2.fr/EADS-le-scandale-est-officiel,-Lagardere-et-Breton-epingles,-le-gouvernement-sur-la-defensive_a78884.html

Par gery, 04 octobre 2007 00:26 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(2) | Permalien | Rétroliens (0)

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