C’est son choix personnel, Alain Babaut, Président de la Communauté de Communes interdit la Conseillère générale Isabelle Demaison d’être membre du bureau communautaire…Extrait du procès verbal du conseil de communauté séance du 12 décembre 2007...
Que de difficultés pour Madame Demaison pour participer aux dossiers de travaux de la Com de Com depuis son élection en 2004!
C’est ce qu’on peut lire dans le procès verbal de la réunion communautaire du 12 décembre 2007.
A la lecture du procès verbal, on remarque que la présence de la Conseillère générale du canton de Corbie n’est pas inscrite au procès.
Simple oubli ou bien une volonté de nuire, à vous de juger quand on remarque que sur la plupart des comptes-rendus son nom n’apparaît jamais.
On apprend que la Conseillère générale Isabelle Demaison n'est pas associée aux réunions du bureau communautaire et de ce fait a des difficultés à travailler sur les dossiers de la Com de Com et des communes.
Ce qui est le plus drôle dans ce rapport, c’est Monsieur le Président lui-même qui reproche à la Conseillère générale de ne pas coopérer aux travaux des dossiers alors que c’est lui qui lui interdit l’accès.
De qui se moque t-il Alain Babaut Président de la Com des Com? Bien sùr d’Isabelle Demaison mais aussi des 46,01% des électeurs du canton de Corbie qui lui ont accordé leur confiance à la Conseillère!
Certains élus ne comprennent pas l’attitude antipathique du Président envers la Conseillère générale à ne pas être membre du bureau communautaire. Pourtant Alain Gest quand il était conseiller général du canton de Corbie avant d’être battu par Isabelle Demaison était membre de droit du bureau communautaire.
Cela ne gênait pas monsieur Alain Babaut en ce temps là, mais peut-être le fait que Mme Demaison soit de gauche ou simplement une femme le gêne…ou bien faut-il être de droite comme le dernier conseiller général UMP Alain Gest.
Mais place à l’extrait du procès verbal du conseil de communauté séance du 12 décembre 2007...
« Mme Demaison, Conseillère générale, demande à prendre la parole. Son intervention est jointe en annexe (pour vous ici http://corbie.over-blog.com/article-14794006.html )
M. le Président souhaite répondre aux griefs de Mme Demaison concernant la réalisation de la ZAC. Il rappelle que ce dossier a fait l’objet d’un examen attentif des délégués communautaires…
Il déplore que la Conseillère générale ne coopère pas au montage des dossiers présentés soit par la Communauté de Communes soit par les communes.
Mme Demaison demande d’être nouveau entendue et répond que n’étant pas associée aux travaux du Bureau Communautaire , elle ne peut s’investir pleinement dans le suivi des dossiers.
M.Hollville interpelle le Président en répondant que précédemment M. Gest était membre de droit du Bureau et qu’il y a lieu de trouver une solution.
M. le Président répond qu’il s’agit de son choix de ne pas faire participer la Conseillère générale aux réunions de Bureau et que la Communauté de Communes a su gérer l’enveloppe territoriale sans difficultés tout comme les autres dossiers avec les délégués communautaires, le Directeur et le personnel de la Communauté de Communes qu’il remercie… »
Un extrait qui en dit long sur le Président Alain Babaut, maire de Corbie. Et les élus subissent…
Mr Alain Babaut président de la Com de com, maire de Corbie prend acte de la démission de Mr Holleville (Maire de daours) de la vice présidence de la commission culture de la Com de com : motif changement sur le choix du maître d'oeuvre de la médiathèque sans consultation de celui-ci. Pression, tromperie ...on verra si cela va au tribunal administratif ...
Extrait du procès verbal administratif du Conseil de communauté du val de Somme du 12 décembre 2007
M.Holleville demande la parole pour s’expliquer de nouveau sur le choix du maître d’œuvre de la médiathèque. Il déplore et regrette le choix du cabinet Béal et Blanckaert. Son intervention est jointe en annexe . Il annonce sa démission de la Vice Présidence de la Commission Culture…
Suite à cette intervention, M. le Président Alain Babaut retrace l’historique de ce dossier qui a fait l’objet de nombreuses analyses financières, techniques et architecturales. A partir de ces éléments recueillis depuis le choix du jury et les auditions, les candidats ont été traités équitablement.
Les justificatifs que ce soit de l’Architecte des bâtiments de franche (ABF) ou de la DDE ont permis de choisir en toute transparence le lauréat.
La préoccupation du financement a été prioritaire dans le choix des élus qui ont voté en leur âme et conscience sans pression.
M.Fournet précise que le choix est intervenu au moment des orientations budgétaires et que les perspectives budgétaires de la Communauté de Communes ont appelé à la prudence.
M.Alphonse, maire d’Aubigny rappelle son intervention faite au Bureau Communautaire ou il s’étonnait du changement de lauréat par rapport au jury.
Communication de M.Holleville sur le projet de la médiathèque au conseil de communauté du Val de Somme du 12 décembre 2007
"Je voudrais tout d’abord remercier celles et ceux qui m’ont appelé ou m’ont rendu visite dernièrement au sujet de la médiathèque.
Alors que par six voix contre deux, un jury des plus compétents avait, avec votre aval, Monsieur le Président Alain BABAUT, retenu le projet LAN pour la future médiathèque, un renversement brutal s’est opéré en quelques jours.
Le 20 septembre dernier, le conseil de communauté donnait unanimement, son accord pour poursuivre les négociations avec le cabinet LAN et le cabinet BEAL&BLANKAERT.
Puis, tour à tour, disparut notre programmiste Monsieur KOVAL ou apparurent un économiste, puis Monsieur FRIEDLAND et le représentant de la DDE.
Les négociations furent, elles, menées à leur terme avec le cabinet BEAL&BLANKAERT et aboutirent, alors qu’il était plus cher de 226 euros au m² de surface utile et qu’il réduisait la surface de 40 m².
Quant au projet LAN, bien que moins cher, lui, de 226 euros au m² de surface utile, bien que sélectionné par le jury, chacun en louait d’ailleurs l’esthétique et la fonctionnalité, malgré cela, en quelques jours, par un revirement incompréhensible on se détourna de LAN et l’on ne répondit pas, du moins que je sache, à sa proposition de réduire le coût en réduisant la surface alors qu’on accorda cette faculté à son concurrent.
Pour saborder, il n’y a pas d’autre terme, terme que vous avez vous-même, Monsieur le Président Alain BABAUT, pour saborder le projet LAN, on sollicita, sans qu’une fois de plus le président de la commission culturelle ne soit au courant, on sollicita l’avis de l’Architecte des bâtiments de France qui conclût prudemment sa réponse en ces termes : « Clairement le choix s’effectue entre intégration et affirmation »
Souvenez vous de la crainte qui a été évoquée, pour remporter vos suffrages, du risque de perdre 70 000 euros et de l’obligation de relancer un concours d’architecture si le permis de construire du projet de LAN était refusé.
J’ai contacté l’Architecte des Bâtiments de France et je tenais à vous faire part des réponses qu’il m’a faites et que j’ai notées :
-Ce projet ne me dit rien
-Je n’ai pas traité ce projet
Médusé, je lui apporte des précisions, je décris l’ouvrage
-Je ne sais pas, cela ne me dit rien
Je lui dis que ce n’est pas possible, que nous avons un courrier de lui. Il me demande la référence que je lui communique
-Je ne peux pas vous dire comme ça, sans document
Un peu plus pressant je lui dis « …vous ne pouvez pas ne pas vous souvenir d’un tel projet! »
-Progressivement cela me revient me dit-il
Je lui demande alors s’il interdirait ce projet
-Son intégration n’est pas la meilleure mais avec quelques modifications!
-On m’a posé la question, je ne trouve pas le projet judicieux
Une dernière fois je lui demande s’il interdirait le projet, il me répondit :
-S’il y a covisibilité à partir du bâtiment classé je peux émettre un avis mais si on ne voit pas la médiathèque depuis le bâtiment classé, cela relève uniquement du maire
Voilà les éléments que je voulais porter à votre connaissance, bien sûr on mettra ma parole en doute, on apportera même peut-être des démentis plus ou moins officiels mais la conscience et la loyauté dans le débat impliquent que je vous les révèle.
Je ne suis pas un figurant malléable à merci qui peut se prêter à quelque parodie de jury que ce soit. Fallait-il se taire? Faut-il partir? Vous devinez mon choix.
Pourquoi? ou qui? Voilà mon interrogation
Un jour il nous sera reproché d’avoir sabordé du LAN comme on reproche aujourd’hui à certains d’avoir refusé Le Corbusier ou décrié Piano et Rodgers pour le Centre Pompidou.
A quoi bon un jury nommé pour sa compétence si on ne tient pas compte de sa décision.
Je vous demande de bien garder en mémoire ces mots : construction en étoile, toit végétalisé et surtout le coût de 1,5 millions d’euros.
Je vous ai toujours dit que j’abandonnerai moi-même le projet LAN si le coût n’était pas raisonnable, or l’économiste a chiffré les deux projets sensiblement au même prix et le prix au m² de surface utile est même inférieur chez LAN.
Pour les motifs que je vous ai évoqués et ceux que la bienséance m’ordonnent de taire, Monsieur le président Alain BABAUT, pour tous ces motifs, je vous remets ce jour ma démission de la présidence de la commission culturelle, non pas déçu mais triste, triste pour les générations à venir à qui l’on aurait pu offrir ce phare de la culture, ce magnifique cadeau d’œuvre d’art, je suis triste parce que l’architecture d’aujourd’hui sera le patrimoine de demain, je suis réellement triste parce qu’ensemble nous allions créer du beau, du très beau, en conjuguant le cœur et la raison si vous l’aviez voulu, je suis triste qu’il ne nous reste que la coquille de la raison, triste enfin, mais serein, empreint de cette sérénité propre à ceux qui refusent toute influence, toute pression et qui n’agissent qu’en conscience."
Daours, le 12 décembre 2007
HOLLEVILLE
Au sujet du pouvoir d'achat par Annick Le Loch (PS)
« Je travaille de 26 à 30 heures par semaine dans un hypermarché. Je gagne 760 euros par mois. Mes horaires de travail, en général, sont 10 heures-12 h 30 et 17 heures-22 heures. Je dis « en général » car cela peut changer, puisque mon contrat précise que je dois être disponible à tout moment dans la fourchette des horaires d'ouverture du magasin (de 10 heures à 22 heures). Mes horaires me sont communiqués une dizaine de jours à l’avance, si bien que je ne peux rien prévoir. Une formation ou un emploi complémentaires sont inconcevables. Pour moi, la hausse du pouvoir d'achat, ce serait de pouvoir travailler à temps complet [...] car je consacre 40 % de mon salaire à me loger. »
Ce portrait, c’est celui d’une salariée précaire, comme 31 % des salariés français. Ils n’étaient que 17 % il y a 30 ans. Oubliée des cadeaux fiscaux et du « gagner plus », cette France, invisible à vos yeux, est toujours perdante.
Depuis 2002, les 20 % de salariés qui ont les revenus les plus bas n’ont bénéficié d’aucun encouragement de votre part. Selon le Portrait social de la France dressé par l’INSEE pour 2007, de 2002 à 2005, la pauvreté monétaire a fluctué sans tendance nette, alors que de 1996 à 2002, la tendance à la baisse était évidente.
Votre projet oublie cette France invisible des 1 500 000 travailleurs pauvres, les familles monoparentales, celles qui n’ont pas de couverture santé complémentaire, et les retraités pauvres. Que sont devenues les promesses sur l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse, la revalorisation des petites pensions et des pensions de réversion ?
Que peuvent attendre les retraités et les chômeurs, les travailleurs à temps partiel, les intérimaires, ceux qui, fidèles à une entreprise de moins de 20 salariés, ne sont pas concernés par les trente-cinq heures et les RTT ?
Lisez le dernier rapport du Secours catholique sur la géographie de la pauvreté. Vous y verrez qui sont les oubliés de votre projet.
La France va mal, c’est une France à plusieurs vitesses. Revaloriser le pouvoir d’achat ? Oui, mais pas pour ceux qui en ont suffisamment – ils sont nombreux, et c’est tant mieux – mais pour les plus modestes, les précaires, les ouvriers et employés qui travaillent dur : c’est là l’urgence.
Intervention d’Isabelle DEMAISON, groupe « Somme à Gauche » : C'est une politique de l'autruche qui est mise en place...
SESSION DU BUDGET PRIMITIF 2008
Session du 17 au 22 décembre 2007
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Nos politiques sociales sont notre principale compétence, notre principale responsabilité et dans la période économique que nous vivons, alors que se développe la précarité, nous ne pouvons que nous interroger sur l'efficacité de nos politiques et plus profondément encore sur le sens de notre politique sociale.
Depuis presque quatre ans, le même scénario se répète, le même budget est voté, les mêmes jérémiades sur le coût de l'APA sont prononcées, les mêmes jérémiades sont prononcées sur le budget du social.
Oui pourtant la situation sociale est alarmante et plus encore dans notre département très rural donc avec un isolement plus grand.Les femmes sont particulièrement touchées avec le travail précaire et à temps partiel, non choisi. La séparation vient souvent aggraver les situations déjà limites et le relogement qu’exige souvent l’urgence de ces situations, est la plupart du temps impossible.Les personnes âgées sont très isolées, avec peu de ressources et peu de services de proximité à leur disposition. Je ne parle pas des personnes qui vivent avec le RMI, pour eux, obtenir nos aides est devenu un parcours du combattant. Les critères en sont si compliqués, que je me demande comment ceux qui en ont besoins, arrivent à les obtenir.
Oui je m’inquiète de plus en plus car ceux qui travaillent et gagne le SMIC, c’est à dire moins de 1000 euros par mois, sombrent eux aussi dans la précarité et s’endettent de plus en plus.
Des schémas sont élaborés, avec toujours la même mécanique de travail : un bureau d'étude est choisi pour "auditionner" les salariés et les partenaires et établir des préconisations, qui seront ou non, retenues par l'exécutif, sans être vraiment discutées. (Je vous rappelle que la commission sociale du conseil général ne se réunit jamais en dehors des sessions, pourquoi engager une réflexion, vous n’avez en aucun cas besoin d’une réflexion collégiale)
Ces schémas sont obligatoires et ne montrent pas le plus souvent une action volontariste de notre Collectivité. Ils sont souvent intéressants, synthétiques mais sans programmation réelle de moyens, moyens qui leur font cruellement défaut, nous partons de ci loin, avec un manque d’équipements structurants
Le Conseil Général est formellement le chef de file des politiques sociales.Mais qu’en fait-il ? Peu de choses, car on continue à morceler, à émietter au travers des commandes passées à des associations diverses et on perd ainsi, petit à petit toute visibilité et toute vision globale. Notre collectivité devient ainsi un financeur qui, ici et là, cherche à réduire ses factures et met en difficulté les structures porteuses de projet qui désespèrent de boucler leur budget.
Oui je suis fâchée ! Vous qui nous parlez d’équité départementale ! Autant de cantons, autant de structures, autant d’inégalité !
On nous dit que les communes et les communautés de communes doivent être actives en matière sociale mais quand elles ne veulent pas le faire que se passe-t-il ? Comment le Conseil Général les incite t-elle à le faire ? Je cherche encore…
C'est une politique de l'autruche qui est mise en place : on se cache la tête sous les schémas, on ne veut pas voir que les places en EPHAD sont en nombre insuffisant, que les enfants qui nous sont confiés sont accueillis dans de mauvaises conditions, que les dispositifs comme le RMA, censés permettre aux allocataires du RMI de trouver du travail, ne servent qu'à une infime minorité, que les crédits d'insertion sont en baisse permanente… faute de finances saines. Jamais nous nous interrogeons sur l'efficience de nos politiques.Jamais nous nous interrogeons sur le bien être des personnes à domicile, sur les conditions de vie des allocataires du RMI, sur les conditions de vie de ceux qui sont radiés pour de bonnes ou mauvaises raisons et qui se retrouvent sans aucune ressource Sommes-nous sûrs que la recherche d’emploi à tout prix permet une réelle insertion, une insertion réussie pour des personnes qui ont perdu toute confiance en elle, tout repère.
Pour sortir de cette politique de l'autruche, il nous faut nous recentrer sur les besoins des usagers de nos services sociaux, mieux les comprendre, adapter les services. Il nous faut retrouver la dimension de politique publique, d’une politique au service du public Il nous faudra d'abord interroger l'Etat.
Nous sommes un département pauvre, avec une précarité forte et la décentralisation des derniers gouvernements nous a fortement pénalisés, nous devons revendiquer que l'action sociale soit financée par la solidarité nationale. Il nous faudra ensuite faire émerger des projets qui, bâtis sur les besoins réels, puissent mobiliser tous les acteurs, associatifs, institutionnels, politiques.
Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons créer les conditions d'un partenariat fort avec les collectivités territoriales, avec la Région, avec l'Etat, avec les Institutions de Santé. Il nous faudra enfin créer une culture de l'évaluation, une culture de l'appréciation permanente de l'efficacité réelle de nos politiques qui nous permet de saisir, toujours au plus prés les besoins des personnes fragilisées et les évolutions sociales de la société et de notre département.
Isabelle DEMAISON
Canton de Corbie : Inscription sur les listes électorales
Par courrier, votre demande doit être adressée au moyen du formulaire d'inscription agréé modèle A (Cerfa 12699) prévu cet effet, dûment complété accompagnée des pièces justificatives. Elle doit impérativement être parvenue en mairie avant le 31 décembre de cette année. Il est donc fortement conseillé d'envoyer votre demande à votre mairie avant le 15 décembre. La date limite s'apprécie au jour de la réception de la demande par la mairie.
L'intéressé ne pourra voter qu'à partir du 1er mars de l'année suivante, après la révision annuelle des listes électorales (entre le 1er septembre 2007 et le 29 février 2008).
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