Mr Alain Babaut président de la Com de com, maire de Corbie prend acte de la démission de Mr Holleville (Maire de daours) de la vice présidence de la commission culture de la Com de com : motif changement sur le choix du maître d'oeuvre de la médiathèque sans consultation de celui-ci. Pression, tromperie ...on verra si cela va au tribunal administratif ...
Extrait du procès verbal administratif du Conseil de communauté du val de Somme du 12 décembre 2007
M.Holleville demande la parole pour s’expliquer de nouveau sur le choix du maître d’œuvre de la médiathèque. Il déplore et regrette le choix du cabinet Béal et Blanckaert. Son intervention est jointe en annexe . Il annonce sa démission de la Vice Présidence de la Commission Culture…
Suite à cette intervention, M. le Président Alain Babaut retrace l’historique de ce dossier qui a fait l’objet de nombreuses analyses financières, techniques et architecturales. A partir de ces éléments recueillis depuis le choix du jury et les auditions, les candidats ont été traités équitablement.
Les justificatifs que ce soit de l’Architecte des bâtiments de franche (ABF) ou de la DDE ont permis de choisir en toute transparence le lauréat.
La préoccupation du financement a été prioritaire dans le choix des élus qui ont voté en leur âme et conscience sans pression.
M.Fournet précise que le choix est intervenu au moment des orientations budgétaires et que les perspectives budgétaires de la Communauté de Communes ont appelé à la prudence.
M.Alphonse, maire d’Aubigny rappelle son intervention faite au Bureau Communautaire ou il s’étonnait du changement de lauréat par rapport au jury.
Communication de M.Holleville sur le projet de la médiathèque au conseil de communauté du Val de Somme du 12 décembre 2007
"Je voudrais tout d’abord remercier celles et ceux qui m’ont appelé ou m’ont rendu visite dernièrement au sujet de la médiathèque.
Alors que par six voix contre deux, un jury des plus compétents avait, avec votre aval, Monsieur le Président Alain BABAUT, retenu le projet LAN pour la future médiathèque, un renversement brutal s’est opéré en quelques jours.
Le 20 septembre dernier, le conseil de communauté donnait unanimement, son accord pour poursuivre les négociations avec le cabinet LAN et le cabinet BEAL&BLANKAERT.
Puis, tour à tour, disparut notre programmiste Monsieur KOVAL ou apparurent un économiste, puis Monsieur FRIEDLAND et le représentant de la DDE.
Les négociations furent, elles, menées à leur terme avec le cabinet BEAL&BLANKAERT et aboutirent, alors qu’il était plus cher de 226 euros au m² de surface utile et qu’il réduisait la surface de 40 m².
Quant au projet LAN, bien que moins cher, lui, de 226 euros au m² de surface utile, bien que sélectionné par le jury, chacun en louait d’ailleurs l’esthétique et la fonctionnalité, malgré cela, en quelques jours, par un revirement incompréhensible on se détourna de LAN et l’on ne répondit pas, du moins que je sache, à sa proposition de réduire le coût en réduisant la surface alors qu’on accorda cette faculté à son concurrent.
Pour saborder, il n’y a pas d’autre terme, terme que vous avez vous-même, Monsieur le Président Alain BABAUT, pour saborder le projet LAN, on sollicita, sans qu’une fois de plus le président de la commission culturelle ne soit au courant, on sollicita l’avis de l’Architecte des bâtiments de France qui conclût prudemment sa réponse en ces termes : « Clairement le choix s’effectue entre intégration et affirmation »
Souvenez vous de la crainte qui a été évoquée, pour remporter vos suffrages, du risque de perdre 70 000 euros et de l’obligation de relancer un concours d’architecture si le permis de construire du projet de LAN était refusé.
J’ai contacté l’Architecte des Bâtiments de France et je tenais à vous faire part des réponses qu’il m’a faites et que j’ai notées :
-Ce projet ne me dit rien
-Je n’ai pas traité ce projet
Médusé, je lui apporte des précisions, je décris l’ouvrage
-Je ne sais pas, cela ne me dit rien
Je lui dis que ce n’est pas possible, que nous avons un courrier de lui. Il me demande la référence que je lui communique
-Je ne peux pas vous dire comme ça, sans document
Un peu plus pressant je lui dis « …vous ne pouvez pas ne pas vous souvenir d’un tel projet! »
-Progressivement cela me revient me dit-il
Je lui demande alors s’il interdirait ce projet
-Son intégration n’est pas la meilleure mais avec quelques modifications!
-On m’a posé la question, je ne trouve pas le projet judicieux
Une dernière fois je lui demande s’il interdirait le projet, il me répondit :
-S’il y a covisibilité à partir du bâtiment classé je peux émettre un avis mais si on ne voit pas la médiathèque depuis le bâtiment classé, cela relève uniquement du maire
Voilà les éléments que je voulais porter à votre connaissance, bien sûr on mettra ma parole en doute, on apportera même peut-être des démentis plus ou moins officiels mais la conscience et la loyauté dans le débat impliquent que je vous les révèle.
Je ne suis pas un figurant malléable à merci qui peut se prêter à quelque parodie de jury que ce soit. Fallait-il se taire? Faut-il partir? Vous devinez mon choix.
Pourquoi? ou qui? Voilà mon interrogation
Un jour il nous sera reproché d’avoir sabordé du LAN comme on reproche aujourd’hui à certains d’avoir refusé Le Corbusier ou décrié Piano et Rodgers pour le Centre Pompidou.
A quoi bon un jury nommé pour sa compétence si on ne tient pas compte de sa décision.
Je vous demande de bien garder en mémoire ces mots : construction en étoile, toit végétalisé et surtout le coût de 1,5 millions d’euros.
Je vous ai toujours dit que j’abandonnerai moi-même le projet LAN si le coût n’était pas raisonnable, or l’économiste a chiffré les deux projets sensiblement au même prix et le prix au m² de surface utile est même inférieur chez LAN.
Pour les motifs que je vous ai évoqués et ceux que la bienséance m’ordonnent de taire, Monsieur le président Alain BABAUT, pour tous ces motifs, je vous remets ce jour ma démission de la présidence de la commission culturelle, non pas déçu mais triste, triste pour les générations à venir à qui l’on aurait pu offrir ce phare de la culture, ce magnifique cadeau d’œuvre d’art, je suis triste parce que l’architecture d’aujourd’hui sera le patrimoine de demain, je suis réellement triste parce qu’ensemble nous allions créer du beau, du très beau, en conjuguant le cœur et la raison si vous l’aviez voulu, je suis triste qu’il ne nous reste que la coquille de la raison, triste enfin, mais serein, empreint de cette sérénité propre à ceux qui refusent toute influence, toute pression et qui n’agissent qu’en conscience."
Daours, le 12 décembre 2007
HOLLEVILLE
Au sujet du pouvoir d'achat par Annick Le Loch (PS)
« Je travaille de 26 à 30 heures par semaine dans un hypermarché. Je gagne 760 euros par mois. Mes horaires de travail, en général, sont 10 heures-12 h 30 et 17 heures-22 heures. Je dis « en général » car cela peut changer, puisque mon contrat précise que je dois être disponible à tout moment dans la fourchette des horaires d'ouverture du magasin (de 10 heures à 22 heures). Mes horaires me sont communiqués une dizaine de jours à l’avance, si bien que je ne peux rien prévoir. Une formation ou un emploi complémentaires sont inconcevables. Pour moi, la hausse du pouvoir d'achat, ce serait de pouvoir travailler à temps complet [...] car je consacre 40 % de mon salaire à me loger. »
Ce portrait, c’est celui d’une salariée précaire, comme 31 % des salariés français. Ils n’étaient que 17 % il y a 30 ans. Oubliée des cadeaux fiscaux et du « gagner plus », cette France, invisible à vos yeux, est toujours perdante.
Depuis 2002, les 20 % de salariés qui ont les revenus les plus bas n’ont bénéficié d’aucun encouragement de votre part. Selon le Portrait social de la France dressé par l’INSEE pour 2007, de 2002 à 2005, la pauvreté monétaire a fluctué sans tendance nette, alors que de 1996 à 2002, la tendance à la baisse était évidente.
Votre projet oublie cette France invisible des 1 500 000 travailleurs pauvres, les familles monoparentales, celles qui n’ont pas de couverture santé complémentaire, et les retraités pauvres. Que sont devenues les promesses sur l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse, la revalorisation des petites pensions et des pensions de réversion ?
Que peuvent attendre les retraités et les chômeurs, les travailleurs à temps partiel, les intérimaires, ceux qui, fidèles à une entreprise de moins de 20 salariés, ne sont pas concernés par les trente-cinq heures et les RTT ?
Lisez le dernier rapport du Secours catholique sur la géographie de la pauvreté. Vous y verrez qui sont les oubliés de votre projet.
La France va mal, c’est une France à plusieurs vitesses. Revaloriser le pouvoir d’achat ? Oui, mais pas pour ceux qui en ont suffisamment – ils sont nombreux, et c’est tant mieux – mais pour les plus modestes, les précaires, les ouvriers et employés qui travaillent dur : c’est là l’urgence.