Gilles De Robien : la grande imposture

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Fédération de la SOMME du PARTI SOCIALISTE

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Philippe CASIER,

Premier Secrétaire délégué

Amiens, le mercredi 14 juin 2006

COMMUNIQUE

Gilles De Robien : la grande imposture

C’était en 1998. Devant toutes les caméras, Gilles De Robien déchirait en public sa carte du Parti Républicain pour condamner les alliances Droite - Front National dans ne nombreuses régions françaises.Après s’être présenté devant les amiénois en mettant de côté son étiquette partisane, intégrant même dans son équipe de gestion municipale des sympathisants de “l’autre bord”, Gilles De Robien développait, dans une ville qui vote traditionnellement à Gauche, une volonté de rassemblement consensuel. Quelques mois plus tard, Gilles De Robien choisissait son camp, celui de la droite dure. Il préférait l’alliance Droite-FN à une sortie de crise républicaine. Quelques années plus tard, il tentait d’utiliser en vain des discours populistes pour arriver à ses fins électoralistes : on se rappelle notamment de la candidature d’une miss ou encore de la volonté de mettre en place une option “chasse” au bac lors des dernières régionales. Il y a quelques semaines, il envoyait les forces de l’ordre à la porte des établissements scolaires face aux jeunes qui manifestaient pour un autre avenir. Il qualifiait de “mauvais parents” les organisation représentatives de parents d’élève ...Seul ministre de l’UDF à avoir trahi son parti pour participer au gouvernement le plus réactionnaire que notre pays ait connu depuis de nombreuses années, il s’applique, maintenant, à jouer l’homme des basses oeuvres et des coups tordus. Tel un monarque, il choisit son futur dauphin et se moque des appels de ses propres amis. Hué lors de la dernière convention nationale de l’UDF par la quasi totalité des responsables centristes, il recherche l’alliance avec les composantes les plus extrêmes de la droite. Aujourd’hui, il annonce la suppression, sans précédent, de plus de 9000 postes d’enseignants dans l’Education Nationale mettant fin à l’Education comme première priorité nationale. Alors que chacun s’accorde à dire que le niveau de formation reste le meilleur rempart contre le chômage, qu’il est absolument nécessaire de prendre des initiatives fortes dans ce domaine pour lutter contre les inégalités et le développement des incivilités, Gilles De Robien emprunte le chemin inverse et poursuit sa politique de fermeture de classes, mettant fin, par la rigueur budgétaire, à toutes les innovations pédagogiques. Le rideau de fumée qui entourait la personnalité de Gilles de Robien est aujourd’hui dissipé. Chasser le naturel, il revient au galop. Gilles De Robien, tel Ubu, révèle sa vraie nature : c’est un homme de la droite la plus extrême, consacrant plus d’énergie à la gestion de sa propre “carrière” qu’au bien être de ses concitoyens. La France et Amiens n’ont plus besoin de Gilles De Robien. Les électeurs sauront le lui signifier s’il a le courage de se présenter devant eux.

Pour tout renseignement supplémentaire, Philippe CASIER au 06.08.53.46.70

Par gery, 15 juin 2006 09:25 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Texte d'Henri Emmanuelli

"La bataille continue.


Le 13 Juin, les militantes et les militants socialistes recevront pour examen, débat et vote en section, le projet du parti socialiste qui ne deviendra définitif qu’après la Convention Nationale du 1er Juillet.

Dans l’élaboration de ce « projet de projet » NPS a pris toutes ses responsabilités.

D’abord, en acceptant la synthèse au congrès du Mans qui lui a servi de base. Synthèse qui, je le sais, n’a pas toujours été bien comprise ou acceptée dans l’enthousiasme. Mais que nous avons voulu en responsabilité parce que la refuser, c’était, d’une manière implicite ou explicite, compromettre lourdement l’hypothèse d’une victoire nécessaire en 2007. Sans elle, comment un parti incapable de se rassembler lui-même pourrait-il prétendre rassembler la gauche ? Comment prétendre gagner sans ce nécessaire et incontournable rassemblement ? Comment - par delà nos préoccupations internes- convaincre l’opinion publique que nous avons vocation à relever le défi d’une alternative si nous ne sommes pas capables de nous entendre entre nous ? Comment passer le cap devenu difficile du premier tour – souvenons nous du 21 Avril- en perpétuant ou en « utilisant » la coupure du OUI et du NON qui divise l’électorat socialiste en deux ?

Ensuite, en participant loyalement aux « Etats Généraux du Projet » qui avaient pour vocation d’ouvrir le parti sur l’extérieur et de renouer avec le monde associatif et syndical. Réunion après réunion, la participation s’est accrue et les dernières séances ont compté jusqu'à plus de 1000 participants. Mais il est vrai que les médias regardaient ailleurs et que ce travail n’a pas permis, comme cela aurait été souhaitable, de ramener l’attention sur nos propositions plutôt que sur nos candidats. Il n’empêche: nous avons fait notre travail avec sérieux et loyauté. L’ex majorité ne peut en dire autant, elle qui s’est divisée en candidatures multiples dont la compétition a passablement brouillé l’image et l’action de notre parti.

Enfin et surtout, en pesant très sérieusement sur la ligne et le contenu du projet lui-même. Plus assidus que d’autres aux séances de la « Commission nationale du projet », nous avons, sur chaque sujet, veillé à la garantie des termes de la synthèse et fait prévaloir parfois des positions qui étaient les nôtres et qui allaient au-delà. Lors de la réunion finale de travail du Bureau national, nous avons présenté des amendements sur a peu près toutes les questions en veillant particulièrement sur la politique salariale, la jeunesse, les institutions, les services publics et bien sur l’Europe. Nous avons obtenu satisfaction à peu près sur tout y compris sur le changement de titre qui n’est toujours pas génial mais peut encore être modifié. Qui, en parcourant le chapitre Europe pourrait prétendre aujourd’hui que le vote du 29 Mai ne serait pas respecté ? Le traité actuel est définitivement condamné sous une forme ou sous une autre. Le prochain ne pourra concerner que des questions institutionnelles –qui fait quoi, comment on décide- et ne pourra être adopté que par référendum. Un traité social devra le précéder. Les statuts de la banque centrale doivent être modifiés, le pacte de stabilité budgétaire aussi ; La fiscalité doit être harmonisée en contrepartie d’un plan d’investissement financé par emprunt européen. Le tarif extérieur commun doit être réanimé, etc.… Bref tout y est. Sur l’Europe, tout ce qui était dans notre motion- je dis bien notre motion et non pas la synthèse- est dans le projet. Nous pouvions difficilement faire mieux pour infléchir ce projet vers nos thèses et sur une ligne de gauche que nous croyons seule susceptible de rassembler la gauche ! Mais si d’aucuns pensent que c’est encore insuffisant, nous pouvons encore nous battre dans chaque section, dans chaque fédération.

Mais, me dira-t-on, que vaudra le projet ? Et surtout, comment se faire entendre dans la grande empoignade des présidentiables ? Ne va-t-on pas être condamnés, dans le contexte de cette « grande bataille » médiatico-politique à compter les points ou à nous diviser sur des choix précipités ?

Ces questions sont légitimes. Mais croire que les dés sont ou seraient jetés me paraît en deçà de ce que doit être notre réflexion et notre action. Ma conviction demeure : malgré les apparences et les turbulences du moment, qui déboussolent et tournent les têtes, le dernier mot restera à la politique ! Ce qui va compter, en fin de compte- je n’ai pas de doute la dessus- ce ne sont pas les personnes. Certains l’ont cru en 2002 et tout a basculé dans le mauvais sens à leurs dépends! Ce qui va compter, c’est l’orientation politique : celle qui permettra de rassembler le maximum de voix de gauche au premier tour et toute la gauche au second. De cela nous devons être les penseurs, les porteurs et les garants. Et si possible collectivement. Les plus inquiets ou les plus sceptiques verront alors qui écrit l’histoire et qui lit les journaux. Et ils n’auront a se précipiter vers personne parce qu’on viendra les chercher.

Dans cette optique, nous devons aujourd’hui engager un nouveau combat : celui du rassemblement de la gauche après celui du parti. La tâche n’est pas simple. Toutes les suggestions ou initiatives seront les bienvenus même si, pour ma part, j’en ai quelques unes !"

Henri EMMANUELLI

Par gery, 09 juin 2006 09:59 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

A Warloy-Baillon, commémorer...dans le canton de corbie

A Warloy-Baillon, commémorer, c'est se souvenir du passé avec les yeux du présent.

"Emotion partagée lorsque le défilé s’est arrêté devant la maison de retraite où l’harmonie a interprété « les Roses de Picardie » à nos aînés.

Emotion collective dans le cimetière, lors du discours d‘Isabelle DEMAISON, conseillère générale du canton de Corbie, nous invitant à nous souvenir des conditions de la guerre. (voir Discours de Madame Demaison à Warloy-Baillon).

Ce jour là, les mots ont cimenté l’identité collective et fait comprendre à beaucoup d’entre nous combien le devoir de mémoire était important pour la vie de tout individu mais aussi pour toute la communauté.

En effet, des évènements graves ont marqué notre histoire. Le rappel régulier de ces évènements et leur transmission aux générations futures sont parmi les moyens de résister à l’oubli.

Avec le passé, nous témoignons pour l’avenir dans l’intérêt des jeunes ; la mémoire des conflits leur est ainsi transmise.

Recueillir les témoignages, conserver les récits, raconter aux jeunes générations l’histoire de ceux qui ont disparu, leur faire comprendre les raisons de leurs combats et de leurs souffrances évitera, espérons le, de revivre toutes les atrocités vécues lors du dernier conflit mondial. " ANTOINE gérald, élu de Corbie

Par gery, 05 juin 2006 17:43 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(1) | Permalien | Rétroliens (0)

Hommage au cimetière de Warloy-Baillon par Isabelle Demaison

Madame Demaison lisant son discours au milieu des anciens combattants

Commémoration au cimetière de Warloy-Baillon, le 28 mai 2006...

Présent à cette cérémonie, je vous transmet le discours de Madame Demaison qui a eu la gentillesse de le donner.

"Je remercie Monsieur le maire de m’avoir permise de dire quelques mots dans ce lieu chargé d’une si lourde histoire.

Nous sommes dans un cimetière militaire et c’est avec beaucoup d’émotion, de respect et de solennité que nous devons penser aux hommes qui reposent ici.

Le cimetière de Warloy-Baillon a compté jusqu'à 1347 tombes en 1916, il se trouvait prés du front des batailles de la Somme, et son hôpital en pleine campagne en faisait un lieu stratégique.

En parcourant les tombes, vous serez frappés par les épitaphes, l’âge, la nationalité et les faits d’armes de ces valeureux combattants.

Mais une m’a particulièrement touchée, celle du soldat volontaire anglais matricule 11257, fusillés pour l’exemple le 23 novembre 1916.

105 autres jeunes soldats ont été fusillés pour l’exemple cette année là, les deux derniers le 26 et le 28 décembre 1916 dans notre département.

Qu’aurions nous fait, comment aurions nous réagi, telle est bien souvent mon interrogation.

Le film« joyeux noël », récemment sorti, nous fait réfléchir autrement sur ces hommes, qui au milieu de cette boucherie , sont restés tout simplement humain, les soldats d’en face qui étaient leurs ennemis, étaient comme eux, des pères de familles, des ouvriers, avec la même envie de rentrer au pays.

La guerre 1914 -1918, les enfants l’apprennent dans les livres d’histoire, moi j’ai eu la chance de connaître mes deux grand -pères, qui ont tout deux participé à ce terrible conflit.

L’un n’en parlait jamais, il ne sortait jamais ses médailles gagnées sur les grandes batailles comme Verdun.

Sa vie après la guerre n’a plus jamais été comme avant.

Mon autre grand-père, lui m’en parlait souvent, comme si il avait besoin ,de le dire encore et encore pour que jamais cela passe dans l’oubli.

Il me parlait de solidarité, de fraternité, d’espoir mais aussi il me parlait de froid, de faim, de poux et de rats qui grouillaient dans les tranchées, de l’alcool que l’on donnait aux soldats avant le combat pour se donner du courage pour monter au front, de la mort hormis présente autour d’eux, de sa jeunesse a tout jamais sacrifié.

Son plus beau souvenir, et il en était très fier, c’était le 11 novembre 1918, le jour de son mariage;

Il avait eu une permission exceptionnelle de deux jours pour se marier, en sortant les cloches sonnaient, c’était l’armistice.

Je rend hommage à tous ces hommes venus du monde entier se battre pour défendre un idéal de paix, à toutes ces vies brisées, mutilées, l’horreur qu’ils ont connus , jamais nous ne devons l’oublier.

Nous nous devons pour eux, au delà de cette année de commémoration du 90 anniversaire des batailles de la Somme, raconter leur histoire à nos enfants et nos petits enfants,

leur sacrifice ne doit pas être vain, leur mémoire doit rester éternellement dans notre cœur ; pensons à eux jeunes hommes en pleine fleur de l’âge, venus sur une terre lointaine se battre pour défendre un idéal.

Ayons une pensée aussi, pour ces femmes qui ont du en l’absence de leurs maris, de leur fils faire les travaux dans les champs, travailler dans l’industrie, faire des canons.

Elles aussi, ont connu des moments difficiles, ceux d’attendre, d’avoir peur mais elles ont aussi connu la faim;

La solidarité, elles ont du l’exercer et montrer l’exemple

Combien n’ont jamais revu leur fils, leur maris, morts pour la France ou disparus.

Combien ont retrouvé des maris si détruits physiquement et moralement qu’elles ont du soutenir toute leur vie durant.

Tous ne voulaient plus d’une autre guerre, la der des der avaient ils dit!

Malheureusement, quelques années plus tard un autre conflit mondial a fait couler beaucoup de sang.

La barbarie, la haine et la xénophobie ont mené des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans les fours crématoires.

Aujourd’hui, notre monde vit à l’heure des attentats pour une raison ou une autre, ici et là, des innocents meurent chaque jour.

Apprenons le respect, la tolérance, ne laissons pas la haine envahir notre quotidien.

Que ces hommes reposent en paix , à nous maintenant de veiller sur eux et de savoir préserver et perpétuer le message qu’ils nous ont laissés "un message de paix" "

Par gery, 05 juin 2006 17:29 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(1) | Permalien | Rétroliens (0)

Avez-vous fait votre politest?

Faites le "politest"

A droite ou à gauche ?

Dans la dernière lettre de l'Internet Citoyen, une des brèves concerne un site créé par d'anciens étudiants de Sciences Po permettant de se positionner sur 12 grands sujets de société, déterminant ainsi un positionnement personnel sur l'échiquier politique. Cela reste un test mais ça me semble intéressant de le signaler.

Par gery, 31 mai 2006 21:00 | CANTON DE CORBIE_Amiens | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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