Au sujet du pouvoir d'achat par Annick Le Loch (PS)
« Je travaille de 26 à 30 heures par semaine dans un hypermarché. Je gagne 760 euros par mois. Mes horaires de travail, en général, sont 10 heures-12 h 30 et 17 heures-22 heures. Je dis « en général » car cela peut changer, puisque mon contrat précise que je dois être disponible à tout moment dans la fourchette des horaires d'ouverture du magasin (de 10 heures à 22 heures). Mes horaires me sont communiqués une dizaine de jours à l’avance, si bien que je ne peux rien prévoir. Une formation ou un emploi complémentaires sont inconcevables. Pour moi, la hausse du pouvoir d'achat, ce serait de pouvoir travailler à temps complet [...] car je consacre 40 % de mon salaire à me loger. »
Ce portrait, c’est celui d’une salariée précaire, comme 31 % des salariés français. Ils n’étaient que 17 % il y a 30 ans. Oubliée des cadeaux fiscaux et du « gagner plus », cette France, invisible à vos yeux, est toujours perdante.
Depuis 2002, les 20 % de salariés qui ont les revenus les plus bas n’ont bénéficié d’aucun encouragement de votre part. Selon le Portrait social de la France dressé par l’INSEE pour 2007, de 2002 à 2005, la pauvreté monétaire a fluctué sans tendance nette, alors que de 1996 à 2002, la tendance à la baisse était évidente.
Votre projet oublie cette France invisible des 1 500 000 travailleurs pauvres, les familles monoparentales, celles qui n’ont pas de couverture santé complémentaire, et les retraités pauvres. Que sont devenues les promesses sur l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse, la revalorisation des petites pensions et des pensions de réversion ?
Que peuvent attendre les retraités et les chômeurs, les travailleurs à temps partiel, les intérimaires, ceux qui, fidèles à une entreprise de moins de 20 salariés, ne sont pas concernés par les trente-cinq heures et les RTT ?
Lisez le dernier rapport du Secours catholique sur la géographie de la pauvreté. Vous y verrez qui sont les oubliés de votre projet.
La France va mal, c’est une France à plusieurs vitesses. Revaloriser le pouvoir d’achat ? Oui, mais pas pour ceux qui en ont suffisamment – ils sont nombreux, et c’est tant mieux – mais pour les plus modestes, les précaires, les ouvriers et employés qui travaillent dur : c’est là l’urgence.
Elections cantonales les 9 et 16 mars 2008, l'occasion de changer de président...
Pour infos
Au conseil général de la Somme, la majorité de droite ne tient qu'à deux voix : 24 contre 22 pour la gauche.
En 2004, sans la voix de Nicolas Lottin (CPNT), la droite perdait la présidence, au moment où à Corbie, Alain gest (UMP) président sortant, était battu par la socialiste Isabelle Demaison. Par contre, la chance souriait au centriste Daniel Dubois qui devenait coup sur coup président du conseil général et sénateur de la Somme.
23 cantons sont renouvelables : Saint-Valéry, Nouvion, Crécy en Ponthieu, Bernaville, Abbeville Sud, Hallencourt, Oisemont, Hornoy le Bourg, Poix, Picquigny, Domart en Ponthieu, Amiens Ouest, Amiens Nord-Ouest, Amiens Nord-Est, Amiens nord, Boves, Ailly sur Noye, Moreuil, Rosières, Chaulnes, Bray sur Somme, Péronne et Ham.
En bleu les 16 sortants à droite et en rouge les 7 à gauche.
Christian Manable sera désigné "président" si la gauche prend le département.
Maladie d’Alzheimer : « pour espérer avoir une place dans un accueil de jour, il vaut mieux, par exemple, vivre en Mayenne ou dans la Somme que dans le Lot-et-Garonne ou dans l’Ain ».
« De grandes inégalités régionales face à la maladie d’Alzheimer »
La Croix
La Croix rend compte d’une enquête de la Fondation Médéric-Alzhiemer.
Le journal rappelle que cette fondation « procède à un recensement annuel de tous les dispositifs de prise en charge et d’accompagnement destinés aux malades [d’Alzheimer] et à leurs aidants familiaux ».
Le quotidien observe que « l’enquête 2007 montre que les inégalités territoriales restent fortes en France, notamment pour les consultations-mémoire ou les accueils de jour ».
La Croix publie ainsi deux cartes de France illustrant ces derniers points, notant que « pour espérer avoir une place dans un accueil de jour, il vaut mieux, par exemple, vivre en Mayenne ou dans la Somme que dans le Lot-et-Garonne ou dans l’Ain ».
Le journal ajoute que « l’enquête permet de tordre le cou à cette idée, largement diffusée par certains responsables associatifs ou médicaux, que «rien n’est fait aujourd’hui pour la maladie d’Alzheimer» ».
Le quotidien indique en effet que « même si les besoins restent considérables, l’étude montre que des «avancées significatives» se sont produites depuis 2003 ».
« Cette année, on recense par exemple 353 consultations-mémoire labellisées contre 217 en 2003 », note La Croix.
Le journal ajoute que « le nombre de places d’accueil de jour a été multiplié par 3 », avec 5 297 places, « une avancée non négligeable même si les objectifs du plan gouvernemental Alzheimer sont loin d’être atteints ».
La Croix rappelle notamment que « ce plan prévoyait la création de 13 000 places supplémentaires d’accueil de jour et en hébergement temporaire pour fin 2007 ».
La gauche rassemblée pour augmenter le pouvoir d’achat des Français
Réunion du 11 décembre 2007
du « Groupe de liaison et d’échange de la gauche et des écologistes »
Le dictateur colonel Kadhafi reçu par Nicolas Sarkozy plante sa tente de bédouin à Paris.
La Libye a annoncé son intention d'acheter pour plus de 3 milliards d'avions Airbus, un réacteur nucléaire et de nombreux équipements militaires lors de cette visite, la première de M. Kadhafi en France depuis 34 ans.
Le "Guide" libyen arrivera en début d'après-midi à Paris, où il sera immédiatement reçu par M. Sarkozy au Palais présidentiel de l'Elysée. Un dîner sera donné en son honneur dans la soirée. Un second entretien est prévu mercredi. Au sommet UE/Afrique de Lisbonne ce week-end, M. Sarkozy a assuré au dirigeant libyen être "très heureux" de le recevoir.
La libération des infirmières bulgares détenues en Libye en juillet, dans laquelle M. Sarkozy a joué un rôle central, a ouvert la voie à une normalisation des relations entre Paris et Tripoli.
La France considère désormais que M. Kadhafi, longtemps placé au ban des nations occidentales, s'est engagé sur le chemin de la "respectabilité", après avoir notamment renoncé à soutenir le terrorisme et à développer des armes de destruction massive.
M. Sarkozy a espéré que cette visite permette de conclure une série d'accords économiques avec le 3e producteur de pétrole africain, important marché potentiel pour les industriels français. Paris négocie notamment la vente d'une dizaine d'avions de combat Rafale, que Dassault Aviation n'a encore jamais réussi à exporter.
Mais l'opposition tire à boulets rouges sur l'accueil réservé à M. Kadhafi, surtout après ses dernières déclarations à Lisbonne où il a justifié le recours au terrorisme par les "faibles". Le chef du Parti socialiste François Hollande a accusé M. Sarkozy de recevoir un "dictateur qui s'est compromis dans des actes terroristes".
Les critiques se sont étendues jusqu'au sein du gouvernement. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, venu de la gauche, a pris ses distances et la jeune secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade a déclaré que Paris ne devait pas "recevoir le baiser de la mort" de Kadhafi.
Durant son séjour, M. Kadhafi résidera à l'hôtel Marigny, près de l'Elysée. Fidèle à son image, il a planté sa tente de bédouin dans le jardin de cette résidence officielle pour y recevoir ses hôtes.
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