Vincent Peillon estime que le débat sur le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial est quelque chose "d'essentiel" et non un "détail"

Peillon épingle à son tour "l'erreur" de Fillon sur le "détail"

08.10.07 | 10h27




PARIS (Reuters) - Vincent Peillon estime que le débat sur le recours à des tests ADN pour des candidats au regroupement familial est quelque chose "d'essentiel" et non un "détail" comme l'affirme le Premier ministre François Fillon.

 

Invité lundi sur LCI, le député européen socialiste a reproché à Nicolas Sarkozy et à sa majorité de jouer depuis longtemps "avec des choses dangereuses."

"Ce n'est pas un détail, c'est quelque chose d'essentiel. C'est comme si l'on disait 'la démocratie, les droits de l'homme, c'est un détail'. Là, je pense qu'il fait une erreur", explique-t-il.

"C'est vrai que François Fillon n'en est plus à une maladresse près depuis quelques temps", ajoute-t-il.

Plus largement, Vincent Peillon reproche au gouvernement d'imposer une nouvelle loi sur l'immigration "tous les ans."

"Cette majorité et depuis longtemps Nicolas Sarkozy jouent à des choses dangereuses et qui vont, non pas dans la restauration de l'identité nationale, mais dans son abaissement", avance-t-il.

Par gery, 08 octobre 2007 15:06 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

EADS : le scandale est officiel, Lagardère et Breton épinglés, le gouvernement sur la défensive.Interpellé par les députés socialistes à l'Assemblée, le gouvernement a botté en touche, Christine Lagarde semblant défendre Thierry Breton.

Le rapport de l'Autorité des marchés financiers montre qu'à l'exception de Louis Gallois, 21 dirigeants d'EADS, Français ou Allemands, ont profité de leur position pour vendre au plus haut leurs actions de l'entreprise. Lagardère gagne du temps, Breton laisse ses proches monter au créneau, le gouvernement est embarrassé.

Cette fois-ci, l'Autorité des marchés financiers a « fait le job » qu'on attend d'elle : la note dont le quotidien Le Figaro s'est fait l'écho mercredi 3 octobre, met en cause l'ensemble de l'état-major d'EADS, à l'exception notable du Président d'EADS Louis Gallois. Elle jette aussi un regard cru sur le rôle de Thierry Breton, qui avait succédé à Nicolas Sarkozy à Bercy. La quasi-totalité de l'état-major d'EADS connaissait donc parfaitement dès le mois de mai 2005 l'existence de gros problèmes dans les usines du groupe, problèmes qui allaient entraîner un retard dans la mise au point de l'A380 et pénaliser l'exploitation et les profits de l'entreprise. Toutes ces belles âmes ont choisi de se servir dans la caisse en vendant leurs actions au moment où l'action EADS était au plus haut puisque les marchés et le public ne détenaient pas cette information sur les difficultés à venir. Total du butin : 90 millions d'euros ! En droit, cela s'appelle un délit d'initié, et cela amène ceux qui en sont convaincus au pénal avec le risque de peines de prison avec sursis. Au total, 1200 cadres seraient concernés ! mais l'AMF a choisi de concentrer ses tirs sur les plus hauts dirigeants.

L'extrait de la note interne à Bercy est, à elle seule, un énorme scandale dans le scandale :
« Nous avons conclu après cette réunion qu'EADS allait traverser une zone de turbulences et qu'en conséquence, il était opportun pour l'Etat de profiter de la valorisation du titre de l'époque qui n'intégrait que les nouvelles positives de l'exercice écoulé et de proposer au ministre une cession partielle de la participation de l'Etat. » Traduction pour le commun des mortels : l'Etat est ici invité à un actionnaire privé veillant à ses intérêts à court terme ! Le ton froid et anodin de la note exprime mieux qu'un long discours la profonde dégradation de l'esprit public et du sens de l'Etat : l'inspecteur des finances auteur de cette lettre n'a aucunement conscience qu'en suggérant au Ministre de vendre les participations de l'Etat, il risque de le mettre hors la loi. En l'occurrence, et c'est sans doute le clou de ce dossier, l'Etat pourrait bien être soupçonné d'avoir lui-même non pas commis un délit d'initié, mais laissé Lagardère et Daimler Bentz le faire. Plus grave : qui est-ce, si ce n'est Thierry Breton, alors Ministre des Finances, qui a ordonné à la Caisse des Dépots de racheter les actions de Lagardère dans EADS, comme l'a souligné Arnaud Montebourg à l'Assemblée ?

La défense des personnalités et des institutions mises en cause semble bien faible. Du côté de Lagardère, on cherche à gagner du temps en indiquant que la note se situe très en amont des conclusions d'une enquête qui n'est pas terminée. Le groupe Lagardère a indiqué par ailleurs dans un communiqué laconique qu'il avait « décidé d'introduire toutes les procédures judiciaires nécessaires pour obtenir réparation des dommages qu'il a subis. » De son côté, Dans un premier temps, Thierry Breton n'a pas réagi officiellement mais un de ses proches a déclaré au Monde « Nous n'avions aucun moyen de bloquer la vente de titres. C'est de l'anti-délit puisque l'Etat a toujours gardé ses titres, considérant qu'il s'agissait d'un actif stratégique et qu'il fallait au groupe un actionnaire de long terme. » Enfin, interpellé par les députés socialistes à l'Assemblée, le gouvernement a botté en touche, Christine Lagarde semblant défendre Thierry Breton. Dans la soirée, ce dernier a fini par s'exprimer, démentant que l'auteur de la note ou lui-même ait été au courant des difficultés de fabrication de l'A-380.

Que va-t-il se passer à présent ? On notera d'abord que la note de l'AMR ne fait que confirmer ce qui se disait depuis fort longtemps dans l'entourage de Sarkozy. Ce n'est pas pour rien que le président a semblé prendre ses distances avec celui qui l'appelle « son frère », notamment après que ce dernier ait été entendu le 28 mai, 9 heures durant, par les fins limiers de l'AMF. Quand à Thierry Breton, considéré par Sarkozy depuis le départ comme un pion de Chirac, on comprend que sa seule solution professionnelle ait été de retourner travailler dans le secteur privé, où, hélas, l'égoïsme, même quasi-frauduleux, n'est pas considéré comme un défaut…. C'est justement ce qui débloque dans le néolibéralisme : le refus de payer le travail par un salaire auquel les entreprises préfèrent substituer des stocks options aboutit à des comportements illicites et aberrant pour l'intérêt de l'entreprise, de ses salariés et de ses petits actionnaires. Voilà qui peut faire exploser la machine. Même si aujourd'hui, la Bourse de Paris n'a pas chahuté le titre EADS, comme si le marché jugeait le comportement de ses dirigeants parfaitement normal. En revanche, le titre Lagardère a dévissé de 5% en une séance.

Il reste à deviner comment va réagir l'Etat-actionnaire au sein d'EADS : Nicolas Sarkozy a une occasion unique d'éloigner Arnaud Lagardère d'une entreprise et d'un secteur qui ne l'a jamais intéressé. Et de montrer que les discours vitupérant d'Henri Guaino contre les « patrons-voyous » durant la campagne valaient engagement présidentiel. Le problème va devenir de savoir si lesdits patrons-voyous sont l'exception ou la règle d'un système devenu fou.

Mercredi 03 Octobre 2007 - 12:59
Philippe Cohen
http://www.marianne2.fr/EADS-le-scandale-est-officiel,-Lagardere-et-Breton-epingles,-le-gouvernement-sur-la-defensive_a78884.html

Par gery, 04 octobre 2007 00:26 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(2) | Permalien | Rétroliens (0)

« le scandale des franchises », une « nouvelle taxe imposée aux malades

« Sécu : un déficit 2008 élevé, malgré les premières mesures »
Les Echos, Le Parisien, La Croix, L’Humanité, Le Journal du Dimanche, Le Figaro économie

Les Echos rappellent que « le gouvernement présente  le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, qui prévoit un déficit encore proche de 9 milliards d'euros ».
« L'essentiel des économies viendra d'une gestion plus rigoureuse de l'organisation des soins »
, continue le journal.
Le quotidien observe que
« les économies porteront essentiellement sur l'assurance-maladie, dont le déficit serait ramené à entre 4,3 et 4,4 milliards d'euros en 2008, grâce à une progression des dépenses contenue à 2,8 % ».
Les Echos expliquent ainsi que
« le plan d'urgence adopté début juillet à la suite du comité d'alerte dégagera 800 millions, soit à peu près autant que la franchise de 50 centimes par boîte de médicament. A cela vont s'ajouter des actions supplémentaires contre la fraude, la généralisation de l'«historique de remboursement», ou encore le passage à 100 % de la tarification à l'activité des hôpitaux ».
Le journal ajoute que
« le gouvernement entend passer à la vitesse supérieure en matière de régulation de l'offre de soins. […] La loi va sommer l'assurance-maladie et les syndicats de réguler l'installation des médecins dans les zones «excédentaires» ».
Les Echos notent en outre que
« le gouvernement est convaincu qu'il faut sortir de la seule règle du paiement à l'acte, qui empêche toute gestion rationnelle. Plusieurs dispositifs, basés, pour l'heure, sur le volontariat, vont être expérimentés : un médecin pourra avoir accès à un paiement forfaitaire annuel s'il prend en charge un patient souffrant d'une pathologie lourde. […] Autre option, plus radicale : proposer un paiement annuel sur la base de l'ensemble des patients ».
Le quotidien observe que
« le gouvernement entend également encourager les praticiens à s'engager auprès de la CNAM sur des objectifs individualisés en matière de prescription de médicament, en échange d'une rémunération à la performance. […] Enfin, il devrait se donner une nouvelle arme en inscrivant dans la loi la suspension automatique d'un accord conventionnel, quand l'évolution des dépenses fait craindre une intervention du comité d'alerte ».
La Croix retient de son côté que
« la Sécurité sociale [est] en quête de nouvelles recettes ».
Le journal note que
« les économies réalisées [d’ici à la fin de l’année] ne sont qu’un préalable à de prochaines «réformes de structures». […] Ceux qui espéraient échapper aux franchises en seront pour leurs frais ».
Le Parisien se penche sur
« ce qui va changer pour les patients en 2008 ».
Le quotidien observe, entre autres, qu’
« avec la nouvelle «franchise santé», chaque patient devra payer de sa poche 50 centimes d’euro par boîte de médicament achetée ».
Le journal relève que
« syndicats et associations de malades appellent à manifester le 13 octobre contre cette franchise destinée, assure Nicolas Sarkozy, non pas à «boucher les déficits» mais à financer le plan Alzheimer et la lutte contre le cancer ».
L’Humanité titre pour sa part, en Une, sur « le scandale des franchises », une
« nouvelle taxe imposée aux malades

Par gery, 29 septembre 2007 16:15 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(1) | Permalien | Rétroliens (0)

Les écoliers français "travaillent trop"selon Nicolas Sarkozy

Les écoliers n'auront plus cours le samedi matin à la rentrée 2008

PARIS (AFP) - Les élèves du primaire n'auront plus cours le samedi matin à partir de la rentrée 2008, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Education Xavier Darcos qui envisage de ne pas remplacer ces heures, sauf pour les élèves ayant de grandes difficultés scolaires.

"Dès la rentrée prochaine, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et j'espère qu'ensuite très vite nous pourrons étendre le dispositif au collège", a-t-il déclaré sur TF1, précisant que ce n'était pas encore "décidé" pour le collège.

M. Darcos a expliqué que "les trois heures" ainsi libérées seraient dédiées "à ceux qui sont en échec scolaire" et rattrapées "dans l'emploi du temps de la semaine". Il n'a pas précisé à quel moment de la semaine, ni ce qu'il adviendrait des autres élèves.

A la question de savoir s'il s'agissait de passer à la semaine de quatre jours, M. Darcos s'est contenté de répondre que les écoliers français "travaillaient trop", rappelant que la moyenne européenne était de 800 heures par an, contre 936 en France. Il entend en discuter avec les représentants des syndicats et des familles.

"Ce que nous faisons, ce que le gouvernement propose, c'est ce que la plupart des pays font et je n'ai pas l'impression que les enfants soient particulièrement traumatisés", a-t-il insisté.

"Ajouter du temps scolaire pendant la semaine aux élèves les plus en difficulté, c'est un non-sens pédagogique", a réagi Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, à l'AFP. Selon lui, les enfants vont "perdre deux semaines et demi de cours par an".

Le ministre a souhaité par ailleurs que l'école puisse rester "ouverte" le samedi, en proposant des "activités de type culturel ou de type sportif" pour les élèves qui "se sentent livrés à eux-mêmes".

Le ministre avait fait part de sa décision au président de la FCPE (parents d'élèves) Faride Hamana, qui l'avait rendue publique dans la matinée jeudi.

"Attention, on se refusera à toute réduction du nombre d'heures", avait averti M. Hamana, se prononçant "contre la semaine de quatre jours" et lui préférant le transfert des heures du samedi au mercredi matin.

Question récurrente de la rentrée, l'aménagement de la semaine, avec ou sans samedi libre, ne fait pas consensus chez les acteurs de l'Ecole.

A la Peep, on assure que 50% des responsables sont "pour" et 50% "contre".

Les syndicats du primaire, le Snuipp-FSU et le SE-Unsa, dénoncent la méthode du ministre, réclamant, sur un sujet aussi "important", une concertation "avec toutes les parties".

80% des parents, 62% des élèves et 59% des enseignants sont "opposés" à ce qu'il y ait classe le samedi matin dans les écoles élémentaires, selon un sondage Opinion Way réalisé pour Le Petit Quotidien et Le Nouvel Observateur parus jeudi.

Les parents opposés au samedi plaident notamment pour une "vraie coupure", se plaignant également de ce que la classe du samedi "empêche de partir en week-end" ou donne à l'enfant "un rythme décalé par rapport au reste de la famille", selon ce sondage.

De leur côté, les enseignants mettent en avant un "fort absentéisme" et les problèmes spécifiques aux enfants de parents divorcés qui voient leur week-end rogné par la classe du samedi.

Certains parents au contraire soutiennent que cela permet une meilleure répartition du travail sur la semaine et sur l'année, et que la coupure du mercredi est bénéfique pour la santé et la concentration de l'enfant.

Par gery, 27 septembre 2007 23:20 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Après la «rigueur» de Lagarde, la «guerre» de Kouchner, le «Rafale» de Morin et la «faillite» de Fillon, un nouveau couac gouvernemental est à mettre à l’actif du duo exécutif, au sujet des prévisions de croissance.

Croissance: un couac de plus entre Sarkozy et Fillon Fillon table sur un taux de croissance de 2,2% l’an prochain, alors que Sarkozy espérait encore 2,5 à 3% jeudi.

François Fillon a annoncé tabler sur une croissance de 2,2% pour 2008 : «Nous avons révisé notre prévision de croissance pour préparer le budget de 2008. Il est aujourd'hui basé sur une prévision de croissance de l'ordre de 2,2%», a-t-il expliqué sur RTL. Le président Sarkozy tenait pourtant un propos sensiblement différent jeudi soir à la télévision : «Il faut une croissance entre 2,5% et 3% pour arriver au plein emploi. (…) Je me suis engagé sur ces objectifs», lançait Nicolas Sarkozy, assurant qu’il irait «chercher la croissance».

Des propos du chef de l’Etat qui avait surpris alors que le FMI (Fond monétaire international) table sur un taux de croissance de 2,3% pour le pays en 2008, que l’Union européenne a rabaissé sa prévision de 2,4% à 1,9% et l’OCDE à 1,8%…

Mais à l’heure où le gouvernement doit dévoiler mercredi en conseil des ministres le projet de loi de finances pour l'an prochain, le volontarisme sarkozyste doit aujourd’hui faire face à un élément incontournable : le principe de réalité.

Par François VIGNAL LIBERATION.FR

Par gery, 25 septembre 2007 14:31 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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