Au bord de la Sarkoverdose ? Avec un agenda savamment surchargé et adapté en permanence, Nicolas Sarkozy a mis en place une stratégie destinée à asphyxier les médias.

Les coulisses du Sarkoshow du vendredi 21 septembre 2007
Au bord de la Sarkoverdose ? le chef de l’Etat s’est invité en prime time dans les JT des deux principales chaînes de télévision, depuis son bureau de l’Elysée, pour assurer le service après-vente de ses deux discours de la semaine sur le social et la fonction publique. Comme chaque semaine, il est aussi à la une de plusieurs magazines. Tourne en boucle sur les radios et télé d’info en continu. Et sa photo s’étale partout en France sur des affiches et les murs des kiosques. Quand ce n’est pas lui, son épouse Cécilia prend le relais : tout l’été, elle a fait la couverture des magazines et celle de l’Express la semaine dernière. Depuis le début de la semaine, Libération a consacré trois unes d’affilée à Sarkozy, dont celle-ci, pour évoquer la manière dont l’omniprésident asphyxie les médias en leur imposant son agenda, la clé de voûte du succès de sa communication.
Bouger.  Dévoilé chaque semaine lors d’une conférence de presse à l’américaine par le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, mis en œuvre par son chef de cabinet, Cédric Goubet, cet agenda est l’objet de toutes les attentions du Président. Chaque matin, vers 8 h 30, «il réunit ses plus proches collaborateurs et donne des instructions politiques qui doivent être mises en musique dans son agenda officiel dans les jours à venir», raconte l’un d’eux. Bouger, occuper le terrain, se montrer à l’étranger (mais jamais trop longtemps), alterner les moments de solennité dans des cadres institutionnels et les rencontres avec de «vraies gens», se montrer dans les stades (il assistera ce soir au match de rugby France-Irlande) ou les usines, poser (en riant si possible) aux côtés des grands de ce monde, et ne surtout pas oublier les victimes ou des champions (il remettra la Légion d’honneur à Tony Parker le 28 septembre)…
En dépit des apparences, Nicolas Sarkozy exige qu’on lui ménage d’abondantes plages libres. Et il peut piquer de grosses rognes s’il les juge insuffisantes. Il dit que ces ­moments creux ont été décisifs pour lui durant sa campagne pourtant menée pied au plancher.
Au quotidien, de savants dosages sont opérés pour donner de la cohérence à l’ensemble. Tous les arbi­trages sont évidemment rendus par Nicolas Sarkozy, qui peut chambouler ce bel ordonnancement pour cause d’actualité.
Vers 9 h 30, l’équipe de presse et des déplacements présidentiels se réunit autour de David Martinon pour se répartir la besogne et effectuer les fameux «prépas» (les voyages préparatoires) destinés à mettre au point chaque détail de la mise en scène du déplacement présidentiel : trajet à pied depuis sa voiture, positionnement des caméras et des appareils photo, organisation des pools pour la presse, décors en arrière-plan, positionnement des barrières pour la foule…
«Rien».  Une association a lancé un appel pour «une journée nationale sans Sarkozy dans les médias» le 30 novembre, date anniversaire de l’annonce officielle de la candidature à la présidentielle de l’ex-ministre de l’Intérieur. «Pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir ce jour-là des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien s’il vous plaît», supplie Pierre Biloun, le sociologue qui préside l’association Rassemblement pour la démocratie à la télévision. Interrogé hier lors d’une conférence de presse sur la journée sans Sarkozy, Martinon, a répondu par une boutade : «A vous de voir si vous avez envie de vous censurer ce jour-là… ou de prendre une journée de congé supplémentaire.»
A plusieurs ministres, Sarkozy a récemment conseillé de pratiquer comme lui l’asphyxie médiatique : «Inondez les rédactions, bougez, démultipliez-vous.» Aux dernières nouvelles, personne ne lui a encore volé la vedette.
Par ANTOINE GUIRAL QUOTIDIEN

Par gery, 25 septembre 2007 14:25 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Les franchises médicales applicables dès le 1er janvier 2008 : «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux»

Outre la création de franchises, la taxation des préretraites sera doublée et les médecins devront faire des économies. Objectif: diminuer le déficit record de la Sécu.
Franchises médicales, taxation des préretraites, hôpitaux financés à l’activité: le gouvernement a présenté aujourd’hui son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008. Le PLFSS 2008, présenté par Roselyne Bachelot (Santé), Eric Woerth (Comptes publics) et Xavier Bertrand (Famille), vise un déficit réduit à 8,9 milliards d’euros l’année prochaine, au lieu de 12,7 milliards en l’absence de mesures correctrices. Pour cette année, la sécurité sociale atteint un déficit record de 11,7 milliards d’euros.
L’instauration très contestée de franchises médicales sur les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) sera «applicables au 1er janvier 2008». Ces franchises devraient à elle seule rapporter 850 millions. Elles seront consacrées au financement du plan Alzheimer et à la lutte contre le cancer, a promis Nicolas Sarkozy.

Au total, le projet de loi, débattu à l’automne au Parlement, prévoit environ 2 milliards de recettes nouvelles en 2008 pour la Sécurité sociale. Une taxation anticipée sur les dividendes devrait ainsi rapporter 1,3 milliard, dont 870 millions pour le régime général (salariés).

Les médecins vont, eux aussi, devoir redoubler d’efforts en limitant, sur la base d’objectifs individuels, les prescriptions d’arrêts de travail et de médicaments, et en favorisant la prévention. Une «expérimentation» de modes de rémunération alternatifs (forfaits, etc.) au paiement à l’acte va être menée sur cinq ans.

Praticiens et assurance maladie vont en outre entamer des discussions visant à «limiter l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux», dans le Sud de la France et les grandes villes. Les internes en médecine menacent déjà de faire grève sur ce point.

Les hôpitaux vont, eux, voir leur mode de financement intégralement financés en fonction de leur activité, ce qui fait craindre «un tri» des patients à certains syndicats.

Pour favoriser l’emploi des seniors, le gouvernement a par ailleurs décidé une augmentation de la contribution sur les préretraites d’entreprises, qui passera de 24,15% à 50% et rapportera 80 millions. De même, une «contribution» sur les indemnités de mise à la retraite d’office avant 65 ans par l’employeur devrait rapporter 300 millions d’euros.

Enfin, le montant de l’aide à la garde d’enfant par une assistante maternelle est revalorisée de 50 euros, pour atteindre 425 euros par mois, pour les familles les plus défavorisées.

Pascal Terrasse, chargé de la santé au Parti socialiste, a accusé Nicolas Sarkozy de «démanteler le modèle de protection sociale » français, en l’orientant vers un «système individualisé à l’anglo-saxonne». «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux», s’alarme le PS.
Par Libération.fr (source AFP)

Par gery, 25 septembre 2007 14:07 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Retraite, travail, syndicats: la douche froide de Sarkozy par Julie Joly

Le président de la République s'exprimait ce mardi devant les journalistes de l'information sociale, leur détaillant une liste de réformes tous azimuts, de la retraite au contrat de travail en passant par le rôle des syndicats, qui a provoqué, dans la salle, des réactions stupéfaites. Ambiance.

 

ls sont restés un petit moment... sans voix. A 14h30 ce mardi, l'ensemble des syndicats de salariés avaient dépêché leurs principaux négociateurs dans la salle Clémenceau du Palais du Luxembourg pour y entendre, en direct, le discours du président Sarkozy, prononcé à l'occasion du 40e anniversaire de l'Ajis, l'Association des journalistes de l'information sociale. Les têtes de liste des organisations n'avaient pas fait le déplacement, mais leurs représentants n'ont pas eu à regretter le voyage. Dans cette salle de conférence sans fenêtre située en sous-sol, les sénateurs, Jean-Pierre Raffarin en tête, lorgnaient la scène du balcon. Sous leurs pieds, aux premiers rangs, une brochette de ministres et de secrétaires d'Etat, de Xavier Bertrand à Martin Hirsch en passant par Roselyne Bachelot et Eric Woerth. Disséminés dans l'assistance, les syndicalistes, fébriles.

"De qui se moque-t-on?"
Tous s'attendaient, bien sûr, à ce que soient évoqués les dossiers qui fâchent, à commencer par celui des régimes spéciaux. Ils ont été servis au-delà de leurs espérances. D'entrée de jeux, Nicolas Sarkozy a donné le ton, fustigeant les "jeux de rôle": "Le dialogue social ne doit pas être un alibi à l'inaction", a-t-il lancé. Blanc dans la salle. Contre une organisation sociale qui "produit plus d'injustices que de justice", il propose alors un "nouveau contrat social", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances". Jusque là, rien de très nouveau, mais les choses se compliquent pour les syndicats dans la suite du discours. Avec le triple constat du président. D'abord: "Notre système social n'est pas tenable financièrement, il décourage le travail et n'assure pas l'égalité des chances". En clair, "les représentants de salariés ne servent à rien", traduit, dépité, un délégué.

Sur les réformes à mener d'urgence, ensuite: du contrat de travail à l'emploi des seniors en passant par les retraites, l'assurance maladie, le financement des hôpitaux, les 35 heures, l'assurance chômage, les fraudes, tout, ou presque, y passe. "En voulant tout faire en même temps, le gouvernement mélange les priorités et balade tout le monde dans le brouillard!" s'insurge une voisine. Sur le rôle du fameux "dialogue social", enfin: Sarkozy appelle les partenaires sociaux à négocier sur tous les sujets, mais "vite" et avec des "résultats". "Au rythme auquel veut avancer le gouvernement, si on a le temps de réfléchir, c'est déjà bien", enchérit un autre.

Nicolas Sarkozy demande une mise à plat "rapide" des règles de représentativité et du financement des syndicats. Frémissement dans l'assistance. "On nous accuse de tout, de ne servir à rien, de profiter du système et on nous promet d'écouter la voix des salariés! De qui se moque-t-on?" s'emporte, en coulisses, un vieux de la vieille. Fin du discours, standing ovation et applaudissements fournis des premiers rangs. La salle se vide dans le sillage de son invité, aussi vite qu'elle s'était remplie.

source l'express.fr par Julie Joly

Par gery, 18 septembre 2007 23:41 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Immigration: Brice Hortefeux attendu de pied ferme à l'Assemblée.Doit-on autoriser les tests ADN dans les conditions du regroupement familial?

PARIS - Haro sur l'immigration "subie": les députés reprennent mardi leurs travaux avec l'examen du sulfureux projet de loi Hortefeux, qui durcit encore les conditions du regroupement familial et pourrait autoriser dans ce cas des tests ADN. Vent debout, gauche et associations dénoncent un signal aux électeurs d'extrême droite.

Un amendement UMP adopté mercredi par la commission des Lois de l'Assemblée autorise une personne voulant bénéficier du regroupement familial à recourir à un test ADN pour prouver son lien de parenté en cas de doute sur ses documents d'état-civil. L'examen serait volontaire et "à ses frais". Motif avancé par Thierry Mariani, auteur de l'amendement et rapporteur du projet de loi: accélérer le traitement des dossiers délicats.

Il s'agit "d'humilier les personnes, de les empêcher de venir rejoindre leur famille!", a riposté François Hollande (PS), tandis que Marie-George Buffet (PCF) dénonçait des "fichiers génétiques pour les étrangers". Le collectif d'associations UCIJ (Uni-e-s contre l'immigration jetable) appelle à manifester mardi à 18h près de l'Assemblée. "Seul un magistrat peut ordonner le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation", a rappelé la LDH.

Mais voilà, "l'amendement ADN" embarrasse jusque dans la majorité. "Ça me heurte en tant que fille d'immigrés" car "ça jette l'opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous", a lâché dimanche la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara. Ces tests, censés être pratiqués dans le pays d'origine du demandeur, risquent d'être "inapplicables", a relevé le député UMP François Goulard. Le propre rapport de Thierry Mariani sur le projet de loi rappelle qu'un test de paternité coûte près de 300 euros.

"Aucun sujet ne doit être tabou", a voulu calmer jeudi le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux, soulignant que 11 pays européens appliquent déjà de tels tests. "Quel est le problème?", a relativisé Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait de Hongrie, selon "Le Monde" daté de dimanche lundi.

Au-delà de cet amendement, la gauche et les associations ne décolèrent pas contre le projet Hortefeux, qui durcit encore les conditions du regroupement familial, qui ont déjà fait l'objet d'un tour de vis dans les lois Sarkozy sur l'immigration du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006. Une colère encore attisée par la réprimande adressée mercredi par Brice Hortefeux à 19 préfets n'ayant pas atteint leurs objectifs d'expulsions de sans-papiers.

L'ambition avouée de Nicolas Sarkozy, chantre de l'immigration "choisie": porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. Or, selon Brice Hortefeux, sur 185.000 titres de séjour délivrés en 2005, 94.500 l'ont été pour des motifs familiaux, contre 13.000 pour des motifs économiques.

Concrètement, le texte impose à une personne souhaitant faire venir ses proches de justifier de revenus allant de 1 à 1,2 SMIC hors allocations (de 1.280 à 1.530 euros brut). En 2003 et 2006, le Sénat avait repoussé des mesures similaires votées par les députés.

De plus, avant de venir en France, un candidat au regroupement familial devra se soumettre à un test linguistique et prouver sa connaissance des "valeurs" de la France. Au besoin, il sera tenu de suivre une formation de deux mois maximum dans son pays d'origine.

Les conjoints de Français déjà installés dans l'Hexagone seront, eux, contraints de repartir dans leur pays d'origine pour demander un visa, procédure qui prend souvent plusieurs mois. Les parents d'enfants ayant bénéficié du regroupement familial devront signer un nouveau "contrat d'accueil et d'intégration" familial. En cas de non-respect, leurs allocations familiales pourront être mises sous tutelle.

Enfin, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) sera placé sous la tutelle du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, et non plus de celle des Affaires étrangères.

Un "affichage politique très clair" en direction de l'électorat "qui a des difficultés avec les questions d'immigration", selon la députée guadeloupéenne George Pau-Langevin, porte-parole du PS dans ce débat.

SOURCE Par Nathalie Schuck AP

Par gery, 17 septembre 2007 10:16 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Pourquoi l'orage de juillet dernier entre Sarkozy et le ministre allemand des finances Peer Steinbrück, à propos du déficit français, n'a-t-il éclaté dans les medias français qu'à la rentrée ?

Pour connaître toutes les raisons d'un orage à retardement, cliquez sur notre enquête ci-dessous

 


Chronique de Maja
envoyé par LalieW

Par gery, 16 septembre 2007 09:59 | POLITIQUE EN GENERAL | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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