Interrogé sur le malaise des fonctionnaires, M. Fillon a reconnu qu'il y avait "incontestablement un problème".
Fonctionnaires: "efforts" sur la paye contre baisse d'effectifs (Fillon)PARIS (AFP) - Le Premier ministre François Fillon a estimé que les fonctionnaires devaient "accepter la diminution des effectifs" mais que les pouvoirs publics devaient de leur côté "faire des efforts" pour améliorer leurs salaires, dimanche sur TF1.Interrogé sur le malaise des fonctionnaires, M. Fillon a reconnu qu'il y avait "incontestablement un problème"."D'un côté on peut pas ne pas réduire les effectifs de la fonction publique: on est le pays développé qui a le plus de fonctionnaires et on a les déficits que l'on sait, c'est à dire qu'aujourd'hui on emprunte pour payer les salaires", a-t-il déclaré, ajoutant que cette politique n'avait "pas d'avenir"."Mais en même temps", a-t-il poursuivi, "les fonctionnaires ressentent un mal être, ils ont des problèmes de condition de vie au travail, ils ne sont pas considérés comme ils le devraient", a reconnu le Premier ministre."Il faut que l'on résolve les deux problèmes en même temps", a proposé M. Fillon : "Il faut que les fonctionnaires acceptent la diminution des effectifs, qu'ils acceptent la modernisation de leur condition de travail et en même temps, nous, il faut que nous fassions des efforts. On a commencé à discuter avec eux pour améliorer les salaires (...), les carrières, l'évolution des conditions de travail", a-t-il précisé.Les syndicats de fonctionnaires ont demandé vendredi à Nicolas Sarkozy "d'apporter de véritables réponses" aux problèmes des agents publics.Ils reprochent au gouvernement le non remplacement annoncé de 22.700 fonctionnaires partant en retraite en 2008, soit la plus importante coupe depuis 2002.Ils dénoncent aussi l'absence de négociation salariale pour 2007, soulignant que le pouvoir d'achat des fonctionnaires a baissé, selon eux, de 6% depuis 2000.Le gouvernement a prévu de tenir quatre conférences sociales avec les syndicats, à partir d'octobre (pouvoir d'achat, missions de la Fonction publique, dialogue social et parcours professionnels).M. Sarkozy avait annoncé en juillet qu'il s'adresserait aux fonctionnaires "la dernière semaine d'août" pour leur dire qu'ils seront "moins nombreux", mais "mieux payés". Mais les syndicats n'ont pour l'instant aucune précision sur cette intervention.
Nicolas Sarkozy va bientôt présenter la facture aux Français, prédit François Hollande
TOULON - François Hollande a estimé samedi que la "politique de rupture" du président Nicolas Sarkozy allait se traduire par "une facture qui va être présentée dans quelques semaines, dans quelques mois aux Français", condamnés selon lui à payer "les cadeaux qui ont été accordés aux plus favorisés".
Le Premier secrétaire du Parti socialiste accuse de fait le chef de l'Etat de manquer de transparence, de sincérité et de vérité.
Faisant sa rentrée politique à l'occasion du rassemblement du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Toulon, M. Hollande a tiré un premier bilan des cent premiers jours au pouvoir de M. Sarkozy. "D'une certaine façon, c'est une présidence de rupture. Rupture dans le langage: c'est lui qui parle. Présider, pour lui, c'est parler. Rupture aussi dans la pratique institutionnelle: il n'y a plus de Premier ministre, plus de gouvernement; c'est lui qui décide. Et puis aussi une rupture dans le style: c'est lui qui essaie toujours d'être dans le fracas, dans l'annonce, dans l'incantation."
Mais, a-t-il poursuivi, "cette rupture est au service de quelle politique? Une politique qui va en fait être une facture qui va être présentée dans quelques semaines, dans quelques mois aux Français. Et c'est là que je veux jouer tout mon rôle: alerter, informer, car le défaut de transparence est ce qui caractérise le plus les 100 jours de Nicolas."
Dans un entretien au "Journal du dimanche", M. Hollande enfonce le clou en jugeant que la "facture" en question "sera le résultat de promesses inconsidérées faites pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy". En effet, explique-t-il, "le paquet fiscal voté a coûté entre 10 et 13 milliards d'euros et cela est d'autant plus préoccupant pour l'état de nos finances publiques que la croissance n'est pas au rendez-vous".
"Après l'état de grâce, il y aura la facture de l'Etat", avertit le patron du PS dans les colonnes du "JDD". "Pour avoir appartenu aux gouvernements Raffarin et Villepin, Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer la fragilité de la situation économique de la France, qui atteindra sans doute les 30 milliards d'euros de déficit de la balance commerciale à la fin de l'année, ce qui est un record historique".
Jurant ne pas vouloir jouer "les oiseaux de mauvais augure", François Hollande affirme s'efforcer "d'attirer l'attention des Français sur l'état inquiétant de notre économie et de nos finances publiques. Etat qui ne pourra être qu'aggravé par la crise financière mondiale qui se profile".
source AP
La haute juridiction a jugé que cette extension à des prêts déjà contractés créait une "rupture d'égalité" entre contribuables, et faisait supporter à l'Etat une charge trop lourde.
Le "paquet fiscal" validé, sauf pour certains prêts immobiliers
PARIS (AFP) - Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi dite "paquet fiscal", hormis les dispositions étendant aux prêts déjà contractés le crédit d'impôt institué pour encourager l'achat de l'habitation principale, a-t-on appris auprès de cette institution.
La haute juridiction a jugé que cette extension à des prêts déjà contractés créait une "rupture d'égalité" entre contribuables, et faisait supporter à l'Etat une charge trop lourde.
Le Gouvernement va proposer un nouveau dispositif permettant aux Français ayant déjà souscrit un emprunt immobilier de bénéficier d'exonérations fiscales, a annoncé jeudi François Fillon.
Les Sages du Palais royal avaient été saisis par les parlementaires socialistes sur ce projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, adopté définitivement le 1er août.
Ces derniers leur avaient demandé de censurer les articles 1 (sur les heures supplémentaires), 11 (sur le bouclier fiscal) et 16 (exonérations d'ISF pour les investissements dans les PME).
Le Conseil a jugé ces articles conformes à la Constitution.
En revanche, il s'est auto-saisi de l'article 5 instituant un crédit d'impôt pour les intérêts payés au titre des 5 premières années de remboursement de prêts immobiliers contractés pour l'achat d'une résidence principale.
"Le Conseil constitutionnel a jugé que cet avantage qui est précisément encadré, répond pour les prêts futurs à un objectif d'intérêt général qui est de favoriser l'accession à la propriété", selon un communiqué officiel.
"Il n'en va pas de même pour les prêts déjà accordés, car par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale", selon le Conseil.
"Il s'agit alors d'un soutien au pouvoir d'achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale", selon le Conseil.
Le coût de cette mesure, "7,7 milliards d'euros, fait supporter à l'Etat des charges manifestement hors de proportion avec l'effet incitatif attendu", a estimé la haute juridiction.
Pour les prêts dé
Le Conseil constitutionnel a jugé que ce texte "ne portait pas atteinte à l'exercice du droit de grève", dit un communiqué de l'institution, qui avait été saisie par l'opposition socialiste.
Le "service minimum" dans les transports jugé légal
PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a validé la loi sur le service minimum dans les transports terrestres de voyageurs adoptée définitivement par l'Assemblée le 2 août et vivement combattue par l'opposition de gauche et les syndicats.
Le Conseil a jugé que ce texte "ne portait pas atteinte à l'exercice du droit de grève", dit un communiqué de l'institution, qui avait été saisie par l'opposition socialiste.
Cette loi systématise les procédures de prévention des conflits, comme celle déjà introduite dans le métro parisien et rend obligatoire le dépôt par chaque salarié ayant l'intention de faire grève d'une déclaration en ce sens 48 heures avant le conflit. Elle impose une consultation des salariés à bulletins secrets sur la poursuite du mouvement après huit jours de grève.
Concernant les dialogues obligatoires avant la grève, le Conseil constitutionnel relève que le texte renvoie à la négociation collective le soin de définir, dans le cadre fixé par la loi, les règles d'organisation et de déroulement de la procédure.
Elle fixe à un maximum de 13 jours la durée pour négocier et mettre en place le plan de transport adapté avant le déclenchement de la grève, remarque-t-il.
Le Conseil relève que la définition de dessertes prioritaires ne porte pas atteinte au droit de grève. "Elle vise seulement à définir à l'avance les niveaux de service à assurer sans emporter, par elle-même, aucune réquisition de personnels", souligne-t-il.
Enfin, le préavis individuel de grève, que les syndicats jugent intimidant pour les salariés et donc attentatoire à leurs droits, n'est pas davantage contraire aux principes fondamentaux, dit le Conseil.
Il ne concerne en effet que les salariés dont la présence détermine directement l'offre de services, rappelle-t-il, et "a vocation à faciliter la réaffectation de personnels disponibles en cas de grève", selon l'institution.
Rien ne s'oppose de toutes façons à ce qu'un salarié n'ayant pas déposé de préavis rejoigne le mouvement de grève après son commencement, remarque-t-elle.
Enfin, le vote obligatoire sur la poursuite de la grève après huit jours de conflit est légale, puisqu'un tel vote n'empêchera pas forcément la grève de se poursuivre, dans l'hypothèse où il serait négatif, estime le conseil.
"D'une part, cette consultation ne conditionne pas la poursuite ou l'interruption de la grève. D'autre part, elle est organisée dans des conditions assurant le respect du vote. Dès lors, l'éventualité d'une telle consultation ne porte atteinte à aucun principe constitutionnel", dit le Conseil.
Ce texte a suscité le 31 juillet des dizaines de rassemblements dans toute la France.
Les syndicats menacent de reprendre les actions dès la rentrée et de perturber la Coupe du monde de rugby qui débute le 7 septembre.
Vacances de Sarkozy: le PS "ne fait que son devoir" en posant des questions
PARIS (AFP) - Le député Jean Glavany a affirmé lundi que le PS ne faisait "que son devoir" en posant "des questions" sur le coût des vacances du président Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis.
"Dans une République parlementaire, c'est le devoir du parlement que de contrôler l'exécutif. Et en particulier le devoir de l'opposition si la majorité est trop soumise. Le Parti socialiste ne fait donc que son devoir", souligne M. Glavany dans une déclaration au nom du PS.
Il répond ainsi aux remarques ironiques du chef de l'Etat, depuis son lieu de villégiature à Wolfeboro (nord-est des Etats-Unis), pour qui les vacances présidentielles sont "la seule préoccupation du Parti socialiste".
"M. Sarkozy aime les milliardaires, leur fréquentation et leur générosité", réagit le député des Hautes-Pyrénées. "Cela, on le savait. Mais le peuple français, dans une démocratie qui se veut transparente - ce que le Président répète jour après jour - a le droit de savoir quel généreux donateur engage de tels frais pour notre Président et auquel, d'une manière ou d'une autre, il devra être reconnaissant".
M. Glavany critique d'autre part "une obsession médiatique chez M. Sarkozy, qui le pousse à convoquer les médias et à communiquer même quand il est en vacances". "Bonjour la détente! On plaindrait presque ses proches...", ajoute le secrétaire national du PS.
Il voit "une drôle de contradiction entre cet étalage médiatique" et le fait que le président a violemment pris à partie un photographe qui tentait d'opérer depuis le lac de Wolfeboro. "On ne peut pas convoquer les gens et leur intimer l'ordre, brutal, de ne pas faire leur métier. Cette République des médias menés à la botte finira mal, tôt ou tard", prédit Jean Glavany.
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