Recherche Délinquance en France : deux millions de victimes de violences en 2 ans 12/11/2007 14:34 (Par Pierre MELQUIOT

Délinquance en France : deux millions de victimes de violences en 2 ansSelon l’Observatoire national de la délinquance (OND), près de 2 millions de personnes de 18 à 60 ans ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours des années 2005-2006 !Pour la première fois depuis sa création en novembre 2003, l’Observatoire national de la délinquance (OND) dispose de données d’enquête directe auprès des victimes, dite enquête de victimation, sur toutes les formes de violences physiques ou sexuelles, y compris celles commises au sein des familles et dans le couple. La source de ces données, l’enquête « cadre de vie et sécurité 2007 », a été conçue conjointement par l’INSEE et l’OND.

Pour l’Observatoire national de la délinquance, les résultats qui en sont extraits permettent de dresser un panorama assez complet sur les phénomènes de violences et leurs victimes en France. Il apparaît ainsi que, selon leurs réponses aux questions de l’enquête, près de 2 millions de personnes de 18 à 60 ans, soit 5,6 % d’entre elles, ont subi des violences physiques ou sexuelles au cours des années 2005-2006.


 

Le nombre de personnes ayant été victimes d’au moins un acte de violences physiques en 2005 ou 2006 est évalué à plus de 1,6 millions, ce qui correspond à 4,7 % des personnes de 18 à 60 ans. On compte d’une part 930 000 victimes de violences physiques commises par une personne qui ne vit pas avec elles, dites violences hors ménage, et d’autre part, 820 000 victimes d’un auteur qui vit avec elles (violences intra ménage).

Pour l’Observatoire national de la délinquance en France, peu ou mal connue jusqu’à aujourd’hui, la violence physique à l’intérieur des ménages se révèle comme un phénomène d’une fréquence comparable à celle des autres violences physiques. Ces estimations ont été obtenues auprès d’un échantillon de plus de 11 200 personnes de 18 à 60 ans interrogées au cours du premier trimestre 2007.

De plus, selon l’Observatoire national de la délinquance, questionnées successivement sur les violences sexuelles hors ménage puis sur celles pouvant avoir été commises en son sein, 1,3 % des personnes de 18 à 60 ans ont déclaré avoir subi au moins un acte de violences sexuelles (hors ou au sein du ménage) en 2005 ou 2006.

L’Observatoire national de la délinquance en France évalue le nombre de victimes à près de 475 000 dont les trois quarts, soit 350 000 personnes, ont subi des violences sexuelles hors ménage. Elles représentent 1 % des 18 à 60 ans. Les victimes de violences sexuelles intra ménage sont moins nombreuses (moins de 150 000 victimes sur 2 ans, soit 0,4 % des 18 ans à 60 ans). Le plus souvent, elles ont aussi subi des violences physiques au sein de leur ménage. De ce fait, la violence intra ménage sera appréhendée comme un phénomène réunissant à la fois les victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’une personne vivant avec elles. Il comprend 890 000 victimes, soit 2,5 % des 18 à 60 ans.

Le rapport homme/femme est particulièrement déséquilibré en matière de violencessexuelles hors ménage : alors que 260 000 femmes en ont été victimes en 2005 ou 2006, soit 1,5 % d’entre elles, ce nombre est inférieur à 100 000 pour les victimes masculines, soit 0,5 % d’entre eux.

Toutes formes de violences confondues, ce sont près de 1,1 millions de femmes de 18 à 60 ans qui en ont été victimes en 2005 ou 2006 et environ 900 000 hommes.

L’Observatoire national de la délinquance estime que le nombre de victimes de viols et tentatives de viol est d’environ 230 000 dont un peu plus de 130 000 ont subi un viol, soit 28,3 % des victimes de violences sexuelles de 18 à 60 ans en 2005 et 2006. Le nombre d’hommes se déclarant victimes de viols est quasiment nul, ce qui signifie que les 130 000 victimes de viols sont presque exclusivement des femmes. Les auteurs des violences physiques hors ménage sont, à près de 88 %, des hommes, sachant que lorsque la victime est aussi un homme cette proportion atteint 95 %. Les femmes victimes de violences physiques hors ménage ont été à 78 % victimes d’hommes mais aussi, pour 17,8 % d’entre elles, victimes d’une autre femme. Pour ce type de violences, les hommes sont en majorité (58,8 %) victime d’un inconnu alors que l’auteur est connu personnellement par 55 % des femmes victimes.

La proportion de victimes de violences sexuelles hors ménage ou de violences intra

ménage qui a porté plainte ne dépasse pas 10 %. Ce qu’on peut appeler le taux de plainte s’établi pour les violences sexuelles hors ménage à 8,4 % et pour les violences intra ménage à 8,8 %.

Ces valeurs sont particulièrement faibles, notamment au regard de la fréquence des plaintes en cas de violences physiques hors ménage qui se situe à 28,8 %, et plus encore en comparaison du taux de plainte des vols personnels avec violences qui dépasse 50 %.

Par gery, 13 novembre 2007 14:30 | EN VRAC | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

un enseignant raconte sa rentrée, ses espoirs et ses craintes face aux réductions d’effectifs annoncées.

«Bonjour Clara» : Eva s’interrompt au téléphone pour saluer une élève. «A la veille de leur rentrée, certains viennent déjà voir le collège», explique-t-elle, manifestement ravie de retrouver son monde.
Enseignante de français, Eva, 28 ans, fait sa troisième rentrée dans ce collège ZEP (zone d’éducation prioritaire) de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il y a quelques jours, elle déprimait à l’idée de reprendre : «Il y avait l’annonce de la suppression des 11 000 postes, notre image qui se dégrade dans l’opinion.» Mais, la porte du collège à peine franchie, l’enthousiasme est revenu.
La grande majorité des enseignants faisait leur prérentrée hier. Eva était au collège à 8 h 30. «C’est ma cinquième rentrée, j’ai déjà l’habitude. La grande nouveauté était le changement de principal.» Le nouveau a souligné ses priorités. Eva a été conquise: «Il veut encourager le travail en commun, que l’on ne reste pas seul dans son coin. Or, c’est tout ce que l’on demande.»
Pour le reste, rien de bien différent. Les fameuses «études accompagnées» qui seront mises en place de 16 à 18 heures dans les collèges ZEP ? «Nous en avions déjà pour les 6e et 5e, financées par le Conseil général des Hauts-de-Seine. Et il était prévu cette année de les étendre à toutes les classes.»
L’équipe a tout de même eu une mauvaise surprise: une centaine d’élèves en moins, essentiellement en 6e. Or, le collège avait déjà du mal à remplir ses classes. «Le risque est que l’an prochain, on nous ferme une classe de cinquième, ce qui signifiera des professeurs en moins. D’ailleurs, ce matin certains n’en menaient pas large.» Eva a plusieurs explications : «La mauvaise cote, mais aussi l’assouplissement de la carte scolaire qui a permis à de bons élèves de partir du collège.»
Chacun attendait son emploi du temps. Eva est plutôt satisfaite, comme l’an dernier, elle aura son lundi libre : «Un jour où je prépare mes cours, tranquillement, j’adore.» Au total, elle fera vingt heures trente par semaine - dix-huit imposées et deux heures et demie supplémentaires. Elle est aussi professeure principale d’une classe, ce qui lui vaut une indemnité, ajoutée à celle qu’elle touche en ZEP.

Par gery, 07 septembre 2007 23:33 | EN VRAC | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

SégolèneRoyal candidate à l'élection présidentielle 2007 s'engage à "retirer le décret Robien"

       PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, s'est engagée mardi à retirer le décret Robien, à l'origine de la grève des enseignants, si elle accède à l'Elysée.

"Ce décret sera retiré (...) L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF", a déclaré Mme Royal sur M6.
Le décret Robien, qui permet au ministère de l'Education de supprimer 3.000 postes, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure leur possible bivalence (enseigner deux matières) et favorise les nominations sur deux ou trois établissements.

Elle a assuré que la rentrée de septembre 2007 "se fera en restituant les moyens qui ont été retirés", notamment "5.000 postes (qui) seront remis dans les établissements scolaires".

Mme Royal a promis de ne plus faire de "réformes inutiles qui déstabilisent" l'école.

Par gery, 20 mars 2007 16:16 | EN VRAC | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Vous voulez battre la droite en 2007!

Par gery, 09 juin 2006 10:55 | EN VRAC | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

Ségolène Royal est particulièrement populaire

Ségolène Royal meilleure candidate pour 50% des sympathisants PS

SÉGOLÈNE ROYAL MEILLEURE CANDIDATE POUR 50% DES SYMPATHISANTS PS
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PARIS (Reuters) - La moitié des sympathisants socialistes considèrent Ségolène Royal comme la meilleure candidate pour représenter le parti à la présidentielle de 2007, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

D'après cette enquête, 50% des sondés pensent que la présidente de la région Poitou-Charentes est le meilleur choix, loin devant l'ex Premier ministre Lionel Jospin (14%). Viennent ensuite les anciens ministres Jack Lang et Bernard Kouchner, crédités de 8%, puis Dominique Strauss-Kahn (7%) et Laurent Fabius (5%).

Le premier secrétaire du PS François Hollande obtient 3%, à égalité avec l'ancienne ministre du Travail Martine Aubry.

Ségolène Royal est particulièrement populaire chez les personnes âgées de 35 ans et plus, qui sont 53% à lui accorder leur confiance. Chez les moins de 35 ans, la députée des Deux-Sèvres obtient 44%, contre 15% pour Lionel Jospin et 13% pour Jack Lang.

Les militants socialistes désigneront à l'automne leur candidat pour la présidentielle.

Le sondage Ifop a été réalisé par téléphone du 27 avril au 4 mai auprès de 681 sympathisants du PS.

Par gery, 06 mai 2006 21:00 | EN VRAC | Commenter(0) | Permalien | Rétroliens (0)

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