Déjà 20 ans ...Tchernobyl ...Catatrosphe nucléaire
| Des 50 morts officielles aux 64 millions de damnés de la Terre potentiels... | |
Une terre en noir et blanc décrétée « zone interdite » : Tchernobyl (littéralement noir, tcherno, et blanc, byl) est une ville d'Ukraine comme une autre...
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De quoi vous donner la chair de poule
Les méfaits de la grippe aviaire risquent d’avoir des conséquences ravageuses sur notre langage quotidien. On marche sur des œufs. Pour nous préserver, il va nous falloir bannir de nos propos moult expressions familières. L’opportunité de prendre la plume pour, du coq à l’âne, sortir de notre coquille, et pondre ces quelques lignes dans un style ampoulé et de répertorier les nouveaux interdits.
Pour éviter toute mise en quarantaine n’appelez plus vos proches "ma poulette", "mon poussin", "mon canard" (sauf s’il s’agit de votre journal préféré), "mon petit oiseau des îles", "ma colombe", "ma petite caille". Et surtout ne vous couchez plus avec les poules. Ne fréquentez plus non plus quelque bécasse, oie blanche, dinde ou grue. De toutes manières il est grand temps pour vous de cesser de vous conduire en jeune coq et de vous pavaner comme un paon, sinon vous risquez à court terme d’être le dindon de la farce à force de roucouler devant une perruche à la bouche en cul de poule. Ne montez pas sur vos ergots pour autant et évitez de vous coiffer en crête de coq et de vous faire une teinture aile de corbeau. Ne vous précipitez pas non plus sur le premier rossignol venu, ne lisez pas Robert Merle et ne soyez pas trop gai comme un pinson. Si vous êtes musicien, haro sur la flûte à bec. Si vous êtes cinéaste pas de Festival de canes cette année. Si vous êtes aviateur ne battez pas de l’aile. Si vous êtes sportif plus de "cocorico" quand la France joue.
Dans vos sorties, attention aux prises de becs avec les poulets, toujours en quête de pigeons et de pies voleuses. Si vous croisez quelqu’un de familier, n’utilisez pas le mot "coucou" pour le saluer. Lors du repas, n’ayez pas un appétit d’oiseau.
Désormais, lorsque vous serez de sortie, il vaudra mieux éviter les vêtements "pied de poule". Si vous prenez une ou deux photos à cette occasion, ne tentez pas le diable en imaginant la sortie d’un petit oiseau de votre appareil, même si vous piaffez d’impatience.
Tout ceci n’est pas de la roupie de sansonnet, la politique de l’autruche n’y fera rien.
De quoi vous donner la chair de poule ! Ça fait beaucoup de jeux de mots, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Il doit y avoir un nid !
LE 12 RACCROCHE...Il n'y a plus d'abonné...
Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé. Le bon vieux 12, comme en 40, c’est fini. En France, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Vingt-quatre numéros commençant par 118 remplacent désormais celui des renseignements. Le bel imbroglio que voilà !
Nul doute que maintenant, avec le 118, dont on nous rebat les oreilles depuis cinq mois, on ne choisit pas la solution de facilité. Beaucoup connaissent ce numéro et l’ont mémorisé. Choisissez bien, choisissez pub ? Pour autant, peu l’utilise. La concurrence entre opérateurs est, reconnaissons-le, un petit casse-tête pour le consommateur basique, qui s’inquiète déjà, dénonçant, à juste raison, une tarification ardue et excessive, avec, cerise sur le gâteau, une éventuelle baisse de la qualité.
Sur ce grand (d)ring sur lequel boxeront les opérateurs sans prendre de gants, du sophistiqué 007 façon James Bond, au plus traditionnel 008, nous voilà renvoyés dans les cordes. Peut-être serons-nous sauvés par le gong tonitruant de Free qui joue lui carrément le partiellement gratuit. Sur le 118 818, la communication suivant cette mise en relation sera facturée au tarif équivalent à celui de l’opérateur historique.
Reste à savoir si la qualité du service et le délai de réponse seront en phase avec la demande.
Ribambelle de numéros barbares, jungle tarifaire et animaux féroces à l’écoute, l’univers impitoyable de la téléphonie va vous faire voir 36 chandelles, et pour cela, pas besoin d’appuyer sur la touche étoile. Seul mérite à cette conversation téléphonique, elle nous change du CPE, pour lequel il y a de la friture sur la ligne.
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mais à 20 kilomètres de la centrale nucléaire Lénine. Le 26 avril 1986, un réacteur entre en fusion . Tout y contribue : un type de réacteur dépassé. Un « oubli » des normes lors de la construction. Et une expérimentation à risque menée par des techniciens qui ne respectent pas les procédures de sécurité. À 1 heure 22, l'ordinateur alerte : arrêt immédiat. Les techniciens décident de continuer « l'expérience ». À 1 heure 23 et 44 secondes, les pastilles d'oxyde d'uranium explosent, la dalle chapeau de 2 000 tonnes du réacteur est soufflée. Le coeur du réacteur à l'air libre alimente plus de 30 foyers d'incendie. Les rejets radioactifs, les débris de combustible, sont projetés aux alentours de la centrale. Poussières, aérosols, gaz, s'élèvent, jusqu'à 10 000 mètres d'altitude. On estimera le « nuage » à 30 000 fois l'ensemble des rejets d'aérosols des installations nucléaires du monde entier en un an. La plupart des pays européens - la France aussi bien sûr - reçoivent une pluie de nucléotides - iode 131, césium 134 et 137, strontium... 5 000 tonnes de sable, bore, argile, plomb, larguées par hélicoptère, vont recouvrir le réacteur avant qu'un « sarcophage » provisoire ne joue les couvercles peu étanches. En 1997, un programme d'action de plus de 700 millions d'euros assuré par un fonds international européen vise à recoiffer définitivement d'ici à 2009 la centrale dangereuse dont le dernier réacteur a été coupé en 2000. Bilans controversés : 8,4 millions de gens exposés en Biélorussie (Bélarus), Ukraine et Russie. 52 000 km2 de terrains agricoles stérilisés (soit l'équivalent du Danemark...). Les victimes ? 50 officielles (selon l'
