Mention passable pour le grand oral économique de Nicolas Sarkozy.Il n’aurait pas su enlever le costume de candidat pour passer à celui de Président.
«Il s'est bien gardé d'annoncer trop concrètement des réformes»
Charles Platiau AFP ¦ La présidente du Medef Laurence Parisot (g) et le président Nicolas Sarkozy, le 30 août 2007 à Jouy-en-Josas
«Depuis longtemps, Nicolas Sarkozy sait y faire avec les chefs d'entreprise (...) Pour la séduction, c'est réussi», résume François-Xavier Pietri dans «La Tribune». «Pour autant, la plupart des principes égrenés devant Laurence Parisot et ses pairs relèvent largement des thèmes de la campagne présidentielle».
«Donner du baume au coeur aux chefs d'entreprise»
Nicolas Sarkozy n’aurait pas su enlever le costume de candidat pour passer à celui de Président. «Hier, le président avançait en terrain connu», remarque Patrick Berthomeau, dans «Sud Ouest» . Mais il devra «donner une image plus précise des rapports économiques et sociaux qu'il imagine pour nous et pour l'avenir».
En ce qui concerne le présent, les éditorialistes ont été plutôt déçus par l’absence de mesures concrètes. «Nicolas Sarkozy a martelé quelques-unes de ses promesses électorales, note Francis Lachat dans «Le Courrier Picard». Tout cela ne pouvait manquer de donner du baume au coeur aux chefs d'entreprise. Et c'était manifestement le but du jeu. Car pour le reste, il s'est bien gardé d'annoncer trop concrètement des réformes».
«Travail d’Hercule»
Bernard Revel, dans «L'Indépendant du Midi» revient plutôt sur le style Sarkozy: «Nicolas Sarkozy a le chic pour présenter chaque projet comme s'il s'agissait d'un travail d'Hercule qu'il serait le seul à pouvoir mener à bien. Mais qui donc voudrait faire peur à Nicolas Sarkozy? (…) Pourquoi veut-il toujours donner l'impression qu'il l'appliquera contre vents et marées. Il n'y a ni vent ni marée. C'est peut-être cela qui lui manque: une forte opposition, un vrai combat comme pendant la campagne électorale.»
C’est cette posture de candidat qui a agacé les éditorialistes: «Pour le reste, au-delà des chefs d'entreprise, il s'est adressé à l'opinion en campant sur une ligne néo-populiste en stigmatisant tout à la fois, les spéculateurs, l'euro et la Banque centrale européenne, attaque Philippe Waucampt dans «Le Républicain lorrain». Cette recherche de boucs émissaires traduit bien un début d'essoufflement de la dynamique présidentielle. Faute d'idées neuves à jeter quotidiennement en pâture, on en revient à la rhétorique du simili-complot extérieur qui, parce qu'elle se fonde sur des éléments de vérité, conduit à enfoncer des portes ouvertes.» . K. source 20Minutes.fr,
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