Panique autour de la contribution de la France au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme..Joutes autour de la contribution française à la lutte contre le sida
Panique autour de la contribution de la France au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Selon différentes associations, le ministre du Budget, Eric Woerth, a proposé mercredi à l'Elysée de réduire de 15% l'effort financier à l'institution créée il y a cinq ans par Kofi Annan et présidée par le Français Michel Kazatchkine. Une baisse, «démentie catégoriquement» par Bercy à 20minutes.fr, qui ferait passer le montant de l'aide de 300 millions d'euros en 2007 à 250 millions en 2008. Et qui reviendrait à supprimer le traitement sida à 15.000 personnes, selon Act-Up Paris, Aides, Sidaction et Solidarité Sida.
Dans un communiqué commun, ces associations rappellent que Nicolas Sarkozy s'était pourtant engagé, durant sa campagne présidentielle, à financer 10% du total des dépenses du Fonds. «Nous sommes prêts à faire davantage», avait-il déclaré en juin au G8, avançant même le chiffre de «un milliard de dollars par an pour la santé en Afrique». L'ensemble des pays contributeurs s'étaient d'ailleurs accordés le 27 avril à quadrupler les ressources annuelles du Fonds. Au vu de ces engagements, Nicolas Sarkozy doit donner «400 millions [d'euros] en 2008, 500 en 2009 afin d'arriver en 2010 à 600 millions», calculent les associations.
Les orientations d'Eric Woerth pas retenues?
«Heureusement, il semble qu'Eric Woerth ne soit pas soutenu par Christine Lagarde ni par aucun autre membre important du gouvernement», confie à 20minutes.fr Khalil Elouardighi, chargé des plaidoyers sur les questions internationales chez Act-Up. «Si la baisse envisagée semble donc improbable, la lutte interministérielle devrait aboutir, au mieux, sur un maintien du niveau actuel de l'aide», regrette-t-il. En contradiction donc des promesses de campagne.
Au Fonds mondial, à Genève, on joue l'apaisement. «Nous étions inquiets en début de semaine sur une éventuelle baisse mais nous sommes désormais raisonnablement confiants», se rassure John Liden, porte-parole. «Nous espérons que la France, deuxième pays contributeur après les Etats-Unis, comprendra l'importance de son aide même si elle fait face elle-même à des difficultés budgétaires», explique-t-il. «De toute façon, nous n'attendions pas du gouvernement français qu'il triple son aide immédiatement mais à long terme». «Nous sommes optimistes, poursuit-il. Même s'il est vrai qu'une promesse de campagne n'est qu'une promesse de campagne». Alexandre Sulzer 20Minutes.fr,
Dans un communiqué commun, ces associations rappellent que Nicolas Sarkozy s'était pourtant engagé, durant sa campagne présidentielle, à financer 10% du total des dépenses du Fonds. «Nous sommes prêts à faire davantage», avait-il déclaré en juin au G8, avançant même le chiffre de «un milliard de dollars par an pour la santé en Afrique». L'ensemble des pays contributeurs s'étaient d'ailleurs accordés le 27 avril à quadrupler les ressources annuelles du Fonds. Au vu de ces engagements, Nicolas Sarkozy doit donner «400 millions [d'euros] en 2008, 500 en 2009 afin d'arriver en 2010 à 600 millions», calculent les associations.
Les orientations d'Eric Woerth pas retenues?
«Heureusement, il semble qu'Eric Woerth ne soit pas soutenu par Christine Lagarde ni par aucun autre membre important du gouvernement», confie à 20minutes.fr Khalil Elouardighi, chargé des plaidoyers sur les questions internationales chez Act-Up. «Si la baisse envisagée semble donc improbable, la lutte interministérielle devrait aboutir, au mieux, sur un maintien du niveau actuel de l'aide», regrette-t-il. En contradiction donc des promesses de campagne.
Au Fonds mondial, à Genève, on joue l'apaisement. «Nous étions inquiets en début de semaine sur une éventuelle baisse mais nous sommes désormais raisonnablement confiants», se rassure John Liden, porte-parole. «Nous espérons que la France, deuxième pays contributeur après les Etats-Unis, comprendra l'importance de son aide même si elle fait face elle-même à des difficultés budgétaires», explique-t-il. «De toute façon, nous n'attendions pas du gouvernement français qu'il triple son aide immédiatement mais à long terme». «Nous sommes optimistes, poursuit-il. Même s'il est vrai qu'une promesse de campagne n'est qu'une promesse de campagne». Alexandre Sulzer 20Minutes.fr,
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