DEMAISON Isabelle_Canton Corbie_Actualités

07 sep, 2007

Le conseil des ministres s'est tenu exceptionnellement à Strasbourg ce vendredi. Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a refusé de commenter le coût de cette réunion ministérielle.

POLITIQUE EN GENERAL — Par gery @ 23:18
Par Thomas CALINON (à Strasbourg)
LIBERATION.FR : vendredi 7 septembre 2007
Correspondant à Strasbourg
Le coût d’un conseil des ministres décentralisé ? «Une polémique inepte», balaie Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement : «On n’a pas l’intention de se laisser enfermer à Paris. Se déplacer sur le terrain, c’est fondamental pour faire avancer les dossiers régionaux».
Lors de la conférence de presse tenue à l’issue du conseil des ministres, exceptionnellement réuni à la préfecture du Bas-Rhin et de la région Alsace, à Strasbourg, le porte-parole du gouvernement a tout juste évoqué une «addition», celle «des allers-retours en TGV, voire des billets d’avion pour les ministres qui ont prévu des visites en Alsace» ce vendredi.

Pas un mot sur le coût du déploiement des forces de l’ordre, pourtant omniprésentes dans la ville depuis jeudi soir. «Le pays n’est pas dirigé que de Paris. Passionnez-vous pour Strasbourg !», aurait lancé Nicolas Sarkozy à ses troupes. En compagnie du Premier ministre, François Fillon, il a invité les élus locaux à un petit-déjeuner. Plusieurs annonces ont suivi. La plus attendue était la confirmation du lancement en 2010 des travaux de la deuxième phase du TGV-Est, soit 106 kilomètres de voies nouvelles entre la Moselle et Strasbourg. C’est chose faite. Mais comme ce calendrier était annoncé depuis longtemps, il n’y a là rien de «l’accélération» évoquée par le président de la République dans un entretien aux Dernières Nouvelles d’Alsace.

La maire de Strasbourg, Fabienne Keller (UMP), se réjouit que le gouvernement ait décidé de mener à terme le contournement routier de Strasbourg et de créer dans sa ville une école européenne, «très attendue par les fonctionnaires européens». Sera-ce suffisant pour défendre la place de Strasbourg au cœur des institutions européennes ? «Il faut y aller à fond, la présence du Parlement européen dans une ville comme Strasbourg est un enjeu majeur !», a dit Nicolas Sarkozy à ses ministres.

Le président du conseil régional d’Alsace, Adrien Zeller (UMP), se dit «satisfait». Farouche partisan de la décentralisation, il a obtenu l’expérimentation dans son fief d’une «société régionale de participation au capital» des PME-PMI, un «outil de proximité» destiné à soutenir le développement économique.

Autre motif de réjouissance, l’instauration, vraisemblablement en 2008, d’une taxe spécifique pour les poids lourds empruntant les autoroutes alsaciennes, pour l’instant presque totalement gratuites. Les élus alsaciens travaillent sur le sujet depuis plus de deux ans.

Après Strasbourg, d’autres conseils des ministres décentralisés s’annoncent. En Corse notamment, cet automne. Christine Boutin, de son côté, prévoit de délocaliser pour dix jours son ministère de la Ville, à Lyon. Selon Laurent Wauquiez, les fonctionnaires s’installeront «place Bellecour, dans des Algeco»…

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«  Mulhouse, Colmar, Strasbourg... Sarkozy court toujours , le Président a sillonné hier l’Alsace sur un rythme et un ton de campagne.   :: DEMAISON Isabelle_Canton Corbie_Actualités ::   un enseignant raconte sa rentrée, ses espoirs et ses craintes face aux réductions d’effectifs annoncées.  »

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